Archives de Tag: théorie de l’utilité espérée

Utilitarisme et théorie de l’utilité espérée: les deux théorèmes d’Harsanyi (diaporama de cours)

J’ai achevé l’élaboration d’un diaporama sur l’utilitarisme et la théorie de l’utilité espérée pour mon cours « Economie normative et équité » dans le cadre du M2 recherche de ma fac. Vu qu’il aborde un thème souvent discuté ici, il pourrait intéresser un certain nombre de lecteurs. Tous les avis et commentaires sont les bienvenus ! Les deux autres diapos porteront respectivement sur le welfarisme et ses limites et sur la distinction entre prioritarisme et égalitarisme.

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Théorie de l’utilité espérée et incomplétude

Il y a quelques semaines, j’avais présenté l’intéressant argument de Larry Temkin concernant l’impossibilité d’intégrer une hypothèse d’incomplétude des préférences dans la théorie de l’utilité espérée. Comme l’avaient fait remarquer certains commentateurs, l’argument de Temkin ne semblait pas définitif mais je n’arrivais pas vraiment à formuler une objection. C’est chose faite dans ce court papier :

« Expected Utility and Incompleteness: A Rejoinder to Temkin« 

Comme d’habitude, les commentaires sont les bienvenus.

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Nouveau working paper : « Utilitarianism, Prioritarianism and Nonlinear Social Welfare Functions »

Très peu de temps en ce moment pour bloguer et ça ne devrait malheureusement pas s’arranger dans les semaines à venir. En attendant, voici un working paper que je viens d’achever :

« Utilitarianism, Prioritarianism and Nonlinear Social Welfare Functions: Should We Accept Bernoulli’s Hypothesis?« 

C’est une première version, probablement très perfectible. Tous les commentaires sont les bienvenus.

Edit : une nouvelle version, avec une section supplémentaire, est disponible.

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Incomplétude et théorie de l’utilité espérée : un « théorème d’impossibilité »

J’ai commencé la lecture dernièrement de Rethinking the Good, du philosophe Larry Temkin. L’ouvrage, paru en 2012, reprend et développe 25 ans de réflexion de l’auteur sur la nature du raisonnement moral et sur un certain nombre de paradoxes qui émergent dès lors que l’on s’interroge sur la manière appropriée d’agréger le bien-être des membres d’une population. On peut voir cet ouvrage comme une longue réponse à la partie 4 de Reasons and Persons de Derek Parfit, paru lui en 1984. L’article de Temkin « Intransitivity and the Mere Addition Paradox », publié en 1987, est une excellente introduction aux thèmes développés dans son livre. Je reviendrai dessus dans un prochain billet. Ici, je vais revenir sur la discussion que Temkin propose dans son chapitre 8 de la théorie de l’utilité espérée, et plus particulièrement sur la manière dont celle-ci peut s’accommoder de l’incomplétude des préférences (ou de toute autre relation qui ordonne les états du monde). Lire la suite

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Rationalité et théorie de l’utilité espérée

Le concept de rationalité en économie a toujours eu un statut ambigu. La rationalité peut ainsi s’entendre comme un concept descriptif, l’énoncé « X est rationnel » étant alors un jugement de fait ; ou alors peut s’entendre comme un concept prescriptif, la rationalité définissant alors un certain de nombre de propriétés auquel un comportement doit se conformer. En économie, la rationalité est plus particulièrement associée à la théorie de l’utilité ordinale, et pour les décisions en situation de risque et d’incertitude, à la théorie de l’utilité espérée (TUE). Telle que formalisée par von Neumann et Morgenstern ainsi que par Leonard Savage (il existe d’autres formalisations qui ne reposent pas sur le même ensemble d’axiomes), la TUE repose sur cinq axiomes : la réflexivité, la complétude, la transitivité, la continuité, l’indépendance. Les trois premiers axiomes permettent de s’assurer que l’ensemble de préférences associé à un agent forme un ordre. L’axiome de continuité est une condition technique qui permet de représenter cet ordre de préférences par une fonction d’utilité. Enfin, l’axiome d’indépendance (parfois appelé « sure-thing principle » à la suite de Savage) est une propriété fondamentale qui garantie que l’on peut représenter les préférences de l’agent par une fonction d’utilité correspondant à la somme pondérée des utilités associées à chaque état du monde. C’est cet axiome en particulier qui va m’intéresser dans ce billet. Lire la suite

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