Bientôt la rentrée

La rentrée approche, aussi peut-être est-ce le moment de réactiver (un peu) le blog. Pour les billets « de fond » il faudra attendre encore un peu, mais en attendant voici quelques éléments d’information qui sont susceptibles d’intéresser les lecteurs (s’il y en a encore !) :

* L’UFR de sciences économiques, sociales et de gestion de l’Université de Reims Champagne-Ardenne (où je suis en poste à compter de la rentrée) rouvre un parcours recherche commun aux masters d’économie appliquée, de management et AES (il n’y avait plus de parcours recherche spécifique depuis plusieurs années). Au programme notamment, un cours « d’approfondissement des approches institutionnalistes en économie » dont je vais avoir la charge (comme de l’ensemble du parcours du reste). Je met ici le syllabus provisoire. Tout commentaire est le bienvenu. Le volume horaire est conséquent (30h) mais le champ est également très vaste et j’ai peut être oublié des thèmes ou des références importantes.

* La revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America a publié en juillet un supplément spécial sur le darwinisme en sciences sociales, dirigé par le philosophe Brian Skyrms. On y trouve plusieurs contributions d’économistes comme Ken Binmore, Al Roth, Drew Fudenberg et David Levine, Peyton Young, etc. La contribution qui a retenu le plus mon attention est celle de Michiro Kandori et Shinya Obayashi qui (pour faire le lien avec le point précédent) est une très bonne illustration méthodologique de l’analyse économique des institutions moderne. On notera le plaidoyer des auteurs en faveur des études de cas.

* Deux lectures d’ouvrage que je recommande fortement à tout ceux qui sont intéressés par les problèmes d’agrégation des choix et des préférences. Tout d’abord, The Arrow Impossibility Theorem qui, comme son nom l’indique, revient sur la célèbre contribution de Kenneth Arrow à la théorie du choix social. Outre une introduction de Joseph Stiglitz, on y trouve surtout les contribution de deux spécialistes du sujet, Armatya Sen et Eric Maskin. La contribution de Sen revient surtout sur les enjeux méthodologiques et théoriques du théorème, notamment sur les hypothèses concernant la « base informationnelle » à partir de laquelle l’agrégation des préférences opère. Maskin s’intéresse lui à l’apport du théorème à la théorie du vote. Le second ouvrage (que je suis en train de lire), bien qu’écrit par un non-économiste, pourrait bien avoir un impact significatif en théorie des jeux et théorie du choix social. Il s’agit de Theory of Conditional Games de Wynne Stirling. Stirling développe un cadre conceptuel et formel qui étend la théorie des jeux à l’étude de la formation des préférences collectives via l’agrégation de préférences conditionnelles, c’est à dire des préférences dont le contenu dépend des préférences des autres membres du groupe. J’aurai très probablement l’occasion de revenir sur cet ouvrage dans les semaines à venir.

* Enfin, j’ai achevé récemment un autre working paper (plus exactement, une énième version d’un papier) sur Sen et la théorie des préférenes révélées.

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