Basket NBA et statistiques

C.H.

Les amateurs de basket américain qui aiment par ailleurs les statistiques peuvent lire ce fascinant article qui présente un certain nombre de résultats sur l’efficacité de différentes actions de jeu. Un résultat intéressant est notamment celui-ci :

The other finding that has major implications for your favorite team: Catch-and-shoot attempts are much more efficient than other types of shots when you control for distance and the presence of a defender. A player’s shooting percentage jumps significantly when the last thing he does before the a shot is the act of catching a pass — and not the act of dribbling. 

But if you catch a pass and hold the ball for about 2.25 seconds, whatever advantage you gained from catching the pass disappears. This makes sense, since holding the ball gives your defender a chance to catch up to you and prepare to defend your next move.

Comme le note de l’auteur de l’article, c’est le genre de résultat qui remet en cause la façon de jouer de pas mal d’équipes et de leurs joueurs stars, lesquels aiment garder le ballon pendant la moitié de la possession pour jouer le un-contre-un. Etant donné le développement de l’analyse statistique des actions de jeu dans l’ensemble de la ligue, il sera intéressant de voir si ces analyses modifient les stratégies des coachs et le comportement des joueurs, comme cela semble commencer à être le cas au foot américain. Dans le même style, j’étais tombé il y a quelques semaines sur cet article qui montrait que la plupart des joueurs stars de la NBA (même Kobe Bryant !) prenaient un nombre de shoots inférieur au nombre optimal.

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5 Commentaires

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5 réponses à “Basket NBA et statistiques

  1. Mat

    Merci pour ces liens ! Certaines « trouvailles » des auteurs sont assez surprenantes et le potentiel de ces recherches a l’air intéressant, notamment si les équipes, comme vous le notez, trouvent leur intérêt dans ces analyses.

    En voyant ces analyses, je me demande où en sont les équipes de NBA, au niveau des données dont elles disposent, avant d’entamer un match, quelles statistiques alimentent les décisions des entraîneurs, etc. Mais il n’est pas sûr que ce genre d’informations soient aisément accessibles…

    • C.H.

      Je me souviens avoir lu un article l’année dernière qui indiquait qu’il y avait dans le staff des Boston Celtics un grand spécialiste des statistiques et que Doc Rivers s’appuyait beaucoup sur lui. L’auteur de l’article suggérait que c’était là une raison du succès des C’s, ce qui est douteux vu que le statisticien en question était déjà là depuis un moment, avant que Garnett et Allen n’arrivent. Et on connait les résultats de Boston avant 2008…

  2. cool! Votre billet sur le basket mon sport favori. Je pense que je vais éplucher ces problématiques de ce sport et du football aussi avec les 1/4 de finales qui s’annoncent palpitantes.

  3. soupalailycrouton

    La moitié environ des équipes NBA ont des équipes dédiées pour faire des « advanced statistics ». Cela pose la question du caractère privé des données collectées – au-delà des données publiques NBA ou disponibles sur différents sites, comme par exemple les pourcentages de réussite au tir suivant les « zones » de jeu ou la distance au panier
    http://www.hoopdata.com/teamshotlocs.aspx

    Sur l’intérêt d’avoir de telles équipes, il y a même des statistiques qui comparent les résultats des équipes « avec » aux équipes « sans » (désolé, je n’ai pas les liens sous la main).

    Comme toujours, le problème est de pouvoir disposer de données collectives et non simplement d’agrégats individuels (les +/- sur 3,4,5 joueurs par exemple). Et la défense, en particulier collective (help defense, team defense) est la plus difficile à faire décrire par les stats.

  4. Pierce

    Pierce – 18 mars 2011
    Not sure we will win with this. En grand fan des C’s je m’interroge : L’étude indique que les pourcentages remontent lorsque la dernière chose qui s’est passée c’est que le joueur reçoit une passe (et non qu’il effectue un dribble). On imagine que ces études sont fondées sur des stats sur le pourcentage de réussite sans tenir compte de la situation concrète du joueur à la réception de la passe. Or, il me semble qu’il n’est pas besoin de s’appeler Phil Jackson pour imaginer que le joueur qui, suite à la réception d’une passe, choisit de partir en 1 contre 1 n’est pas dans une bonne position de tir faovrable alors que celui qui choisit le tir n’a pas de défenseur à 50 cm (et n’est donc dans une position favorable pour shooter). En d’autres terme, ces stats ne sont-elles pas biaisées par le fait que la solution de shoot implique dans une grande majorité des cas une position plus favorable à la réception de la passe que la situation dans laquelle il choisit de dribbler, ce qui peut expliquer les stats moins favorables dans ce second cas ?!

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