Ecologie de marché et stratégies de trading

C.H.

Le fait que dans le cadre d’un marché, ou de n’importe quel autre système, les individus ne cherchent pas systématiquement à adopter le comportement optimal mais s’appuient plutôt sur des raisonnements pratiques ou des règles d’induction à portée plus générale, et que ce sont ces règles et raisonnements qui rentrent en concurrence et sont sélectionnées par un processus évolutionnaire, est quelque chose sur lequel j’ai pas mal écrit ces dernières semaines. Ce billet de Rajiv Sethi s’inscrit dans un registre similaire mais plus spécifique en s’intéressant aux stratégies de trading qui déterminent la dynamique des marchés financiers :

« The erudite and very readable RT Leuchtkafer has posted yet another comment for the Securities and Exchange Commission to digest. This one was prompted by a paper by Andrei Kirilenko, Albert Kyle, Mehrdad Samadi and Tugkan Tuzun that provides a fascinating glimpse into the kinds of trading strategies that are common in asset markets today and the manner in which they interact to determine the dynamics of asset prices.

As I have argued on a couple of earlier occasions, the stability of a market depends on the composition of trading strategies, which in turn evolves over time under pressure of differential performance. Since performance itself depends on market stability, and destabilizing strategies prosper most when they are rare, this process can give rise to switching regimes: the market alternates between periods of stability and instability, giving rise to empirical patterns such as fat tails and clustered volatility in asset returns.

But the underlying strategies that are at the heart of this evolutionary process are generally unobservable. Since traders have no incentive to reveal successful strategies, these can only be inferred if individual orders can be traced to specific accounts. »

Le papier cité apporte quelques éléments intéressants concernant l’importance des stratégies basées sur des prédictions des prix à court-terme dans la détermination de la dynamique du marché. Plus généralement, cette étude est représentative de ce qu’est le point de vue de « l’économie de la complexité » : une économie est composée d’un grand nombre d’agents à la rationalité limitée qui s’appuient sur diverses heuristiques (ou raisonnements, règles d’induction, etc.) pour prendre leurs décisions. Ces heuristiques forment une écologie et leurs performances est directement fonction de l’état de cette écologie. Il peut en résulter un système au fonctionnement complexe, caractérisé par exemple par des dynamiques cycliques.

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