Mirowski sur la crise financière

C.H.

Que l’on aime ou pas, les réflexions de Philip Mirowski sont toujours stimulantes et source de discussions. Cet article sur la crise financière ne fait pas exception. Voici l’abstract :

« Most current explanations of the crisis which began in 2007/8 tend to search for scapegoats, in the format of behavioral flaws. Their treatment of ‘risk’ is an important signpost to where such theories go awry. This paper suggests a structural theory of the crisis, informed by Institutionalist themes. We insist there is an alternative to a neoclassical macroeconomics, in the guise of possible alternative heterodox microfoundations for Minsky’s account of economic crises, beyond the Kaleckian markup model. The sketch is based upon elevation of some formal notions of computational complexity to pride of place, and characterization of crises as a collapse of complexity. It is an attempt to portray a market system evolving to a point of ‘inherent vice’: an endogenous development which by its very nature, cannot be tamed through conventional insurance or risk models ».

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2 Commentaires

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2 réponses à “Mirowski sur la crise financière

  1. Gu Si Fang

    Merci pour l’article. Une cause institutionnelle des crises, ok bien sûr ; mais les crises comme « effondrement de la complexité » méfiance… A voir

  2. elvin

    Très bon papier. Je suis rarement déçu par Mirowsky, notamment par ses critiques dévastatrices de l’économie « orthodoxe ». Et lui au moins prend les questions par le bon bout : commencer par observer la réalité et faire de sa complexité un facteur central, au lieu de se précipiter sur de soi-disant « modèles » trop outrageusement simplificateurs pour être utiles.

    Pour aller plus loin, et en acceptant la thèse en effet séduisante du niveau critique de complexité, il conviendrait amha de se demander quels facteurs ont favorisé cette explosion de la complexité, en se concentrant comme le dit Mirowsky lui-même sur ceux qui avaient des caractères inhabituels et non ceux qui, comme la « cupidité des banquiers » ou le désir des gens de se loger pour pas cher, étaient les mêmes avant, pendant et après. Et de se demander aussi ce qui aurait pu contrecarrer les effets de ces facteurs et empêcher ou atténuer la crise.

    Amha il ne faut pas renoncer trop vite à chercher des coupables. Pour paraphraser Adam Ferguson, les phénomènes économiques sont toujours le résultat de l’action des hommes, même si ces résultats n’entraient pas dans leurs intentions. Je continue à penser qu’en empêchant les marchés de jouer librement et donc les micro-ajustements de se produire, on laisse s’accumuler de gros désajustements qui ne peuvent se résoudre que par des crises d’autant plus sévères qu’on a empêché les micro-ajustements plus longtemps sous prétexte de « réguler » l’économie.

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