Darwinism and the Cyborgs: The Individual in an Evolutionary Framework

C.H.

Comme les lecteurs réguliers l’auront certainement remarqués, j’ai pas mal planché depuis 3 mois environ sur le thème « évolution et cybernétique » au travers de mes lectures de Mirowski et Binmore. Comme je l’avais indiqué dans mon dernier billet sur l’article de 1987/8 de Binmore, j’avais une idée derrière la tête pour prolonger son cadre d’analyse. Voici un papier que j’ai rédigé au début du mois et que j’ai retravaillé ce week-end dans lequel j’essaye de préciser des fondements évolutionnaires à une conception « algorithmique » de l’individu :

Darwinism and the Cyborgs

Le début du papier reprend l’essentiel de mes trois billets sur l’article Binmore. J’expose ensuite la critique de Mirowski et l’intéressante tentative de réponse de Don Ross. Les deux dernières parties se veulent plus innovantes : en partant de l’idée de darwinisme généralisé, je propose un cadre conceptuel qui rend compte d’un processus de rétention sélective de règles de décision que j’appelle habitudes (concept hérité de la philosophie pragmatiste).

On dira que c’est un « deuxième premier jet » et tout retour sera le bienvenu. A noter que je termine dans la conclusion en discutant d’une approche sur laquelle je reviendrai très probablement rapidement ici tant elle est intéressante : « l’approche évolutionnaire indirecte ». Merci d’avance à tous ceux qui feront l’effort de parcourir ce (long) papier.  Reste plus qu’à trouver un endroit pour le présenter…

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1 commentaire

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Une réponse à “Darwinism and the Cyborgs: The Individual in an Evolutionary Framework

  1. elvin

    Je suis en train de lire attentivement votre texte, et je vous enverrai une version annotée par courrier privé dès que j’aurai terminé.

    Mais d’ores et déjà, il me semble important de dire que toute cette analyse (y compris celle de Binmore, Mirowski et Ross) mélange deux questions :

    * une de psychologie : comment les êtres humains réels fonctionnent-ils ?
    * une de méthodologie économique : quels modèles de l’être humain les économistes doivent-ils utiliser ?

    En confondant les deux en une seule, vous considérez implicitement que les économistes doivent utiliser des modèles de l’être humain conformes à la réalité de son fonctionnement, et donc vous vous inscrivez en faux contre toute une tradition « instrumentaliste » à la Friedman, que la plupart des économistes adoptent pour justifier leurs modèles, à coup d’affirmations telles que « le modèle n’est pas la réalité » (ce qui est assez évident) ou « un modèle n’a pas besoin d’être réaliste pour être utile » (ce qui l’est beaucoup moins).

    A titre personnel, je vous en félicite, mais vous rendez-vous compte que sur ce point fondamental de méthodologie, vous vous rangez du côté des vilains autrichiens contre le gros des troupes orthodoxes ?

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