Herbert Gintis sur l’interprétation « autrichienne » de la crise

C.H.

Via Marginal Revolution, un commentaire ravageur de Herbert Gintis sur un récent ouvrage défendant une explication « autrichienne » de la crise et plus généralement sur l’école autrichienne. Je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de préciser que je suis largement d’accord avec Gintis (même si je n’ai pas lu l’ouvrage). 

Advertisements

12 Commentaires

Classé dans Trouvé ailleurs

12 réponses à “Herbert Gintis sur l’interprétation « autrichienne » de la crise

  1. J’en connais un à qui ça va faire plaisir 😀
    Countdown engaged… Elvin arriving with a lenghty (and totally original) reply in 5… 4… 3…

    • elvin

      Désolé de vous décevoir… j’étais ailleurs;
      Soyez tranquilles, je vais répondre, mais demain ou peut-être même plus tard. En attendant, vous pouvez toujours aller voir les commentaires des 224 lecteurs qui ont donné 5 étoiles au bouquin. Dans le tas, il doit bien y en avoir quelques-uns qui sont aussi crédibles que Gintis.
      A première vue d’alleurs, ça n’a pas l’air si « ravageur » que ça.

    • elvin

      pardon, 180 cinq étoiles (seulement)
      224, c’est le nombre total d’opinions exprimées

  2. elvin

    Lecture faite, je préfère ne pas répondre à un texte aussi superficiel. L’expérience montre que cette discussion est toujours un dialogue de sourds, et je ne veux pas m’y engager encore une fois.

    Je préfère dire que je suis d’accord avec Gintis quand il écrit :
    « The lack of evidence for the Austrian theory does not mean that it is wrong. There is little evidence in favor of any of the competing macroeconomic theories. »
    et
    « I think it likely that macroeconomics will not become scientifically presentable until we realize that a market economy is a complex dynamic nonlinear system. »

    ca, c’est autrichien !

  3. Mh, si les arguments de l’auteur sont vraiment tels qu’ils sont présentés dans ce commentaire, ça relève effectivement plus d’un fanatisme de marché anti-interventionniste que d’une réflexion scientifique.

    • elvin

      bah, un peu de fanatisme anti-interventionniste ne fait pas de mal pour contrebalancer la frénésie interventionniste.

      • citoyen

        bah, un peu de fanatisme communisant ne fait pas de mal pour contrebalancer la frénésie neoliberale.

      • elvin

        Oui. Quelqu’un a dit qu’un libéral, c’est quelqu’un qui pense que les autres peuvent aussi avoir raison. Donc je ne saurais être en désaccord.

  4. fatback

    Pente de la courbe US vs. Récessions (au sens du NBER) :
    en un graphe

  5. Je suis assez d’accord avec Gintis, à part une ou deux remarques telles que:
    « […]so the best monetary policy is to flood the economy with liquidity, to whatever degree is required to satisfy the demands of industry. This of course flies in the face of the Austrian theory that it is an excess of liquidity that leads to the downturn,[…] »
    En fait, ce qui mène à la récession pour les autrichiens, ce n’est pas la quantité de liquidité, mais le fait qu’elle ait préalablement été détournée pour des usages peu productifs, (les « malinvestments »).
    L’argument autrichien est très intéressant – à condition de faire abstraction de l’obsession pour les marchés libres. (D’autres théories expliquent fort bien pourquoi les marchés libres ne sont pas exempts de « malinvestments ».)

    • elvin

      1. la théorie autrichienne ne dit pas du tout que dans un marché libre, il n’y a pas de « malinvestments ». Elle dit en revanche que plus il y a de liquidités, plus il y aura de « malinvestments »

      2. la théorie autrichienne ne dit pas non plus que c’est l’excès de liquidité qui provoque la crise. Sur ce point, Gintis a tout faux. Elle dit que l’excès de liquidité crée la bulle, et que c’est quand les banques s’aperçoivent que ça ne peut pas durer éternellement et qu’elles resserrent le crédit que ça déclenche la crise. Mais la crise est une conséquence inéluctable de la bulle, et soigner la crise en arrosant l’économie de liquidité comme le recommande Gintis, c’est comme soigner un incendie en l’arrosant d’essence.

      3. Dans la théorie autrichienne, la liberté du marché (monétaire et du crédit) permet l’ajustement des taux d’intérêt à l’offre et à la demande de crédit. Ce n’est pas une « obsession » mais un moyen d’éviter les bulles et donc les crises.

      On peut être d’accord ou pas d’accord avec tout ça, mais avant de critiquer la théorie autrichienne, il faudrait au moins la connaître.

  6. Gu Si Fang

    Meltdown de T. Woods traduit en français, chez Valor, sous le titre « La débâcle »
    http://www.amazon.fr/Débâcle-Thomas-Woods/dp/2909356922/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s