Working papers in progress

C.H.

Je vais avoir l’occasion aux mois d’avril et de mai de participer à quelques séminaires et colloques. Voici deux papiers sur lesquels je travaille en ce moment et que je compte présenter à cette occasion :

Comment évoluent les institutions : Veblen et la généralisation du darwinisme

Generalized Darwinism and evolutionary game theory as a unified project

Le premier papier est une variante en français de celui que de sympathiques lecteurs m’ont aidé à corriger récemment et qui va être publié dans le Journal of Economic Issues. Normalement, je devrais le présenter au prochain colloque Charles Gide. Le second papier est une version enrichie et élaborée d’un premier papier que j’avais mis en ligne ici au mois de novembre je crois.

Pour l’instant, les deux articles ne me satisfont pas totalement. Le premier car il passe un peu vite sur certains points (notamment sur le concept d’émergence) et le second car je ne suis pas sûr que mon argumentation soit totalement convaincante. Une lecture en cours me fait quelque peu douter. Quoiqu’il en soit, j’ai jusque avril pour travailler ces papiers et si certains lecteurs ont des commentaires, ce sera avec plaisir que l’on pourra en discuter, ici ou par mails privés. 

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8 Commentaires

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8 réponses à “Working papers in progress

  1. elvin

    Au secours ! je n’arrive pas à ouvrir vos deux textes.

  2. C.H.

    Je ne comprend pas… Apparemment, ça marche très bien ?!

  3. elvin

    Mon problème doit venir de ce que j’utilise Foxit au lieu de Adobe Reader. Mais j’ai trouvé un « workaround » pour télécharger les papiers, que je lirai demain matin.

  4. elvin

    Sans entrer dans une discussion sur le fond, il me semble que vous ne prenez pas suffisamment en compte trois différences fondamentales :

    1. les caractères culturels acquis sont transmissibles, principalement par le langage. L’évolution culturelle est donc plus lamarckienne que darwinienne.

    2. les institutions, dont l’entreprise, ne sont pas condamnées à mourir comme les organismes vivants. Elles naissent, éventuellement par copie, mais peuvent en théorie survivre éternellement. Donc, alors que la réplication est nécessaire pour la survie des populations d’organismes vivants, elle n’est pas nécessaire à la survie de la population des entreprises ; seule la survie et/ou la naissance de certains individus est nécessaire. Il n’y a pas à proprement parler de « reproduction » ni de « réplication » des entreprises.

    3. en ce qui concerne les institutions, les variations ne sont pas aléatoires, mais raisonnées et ciblées.

    Il se trouve que j’ai un peu réfléchi sur cette question pour le cas des entreprises. Je vous renvoie au chapitre 6 de mon livre de 1996 sur la structure de l’industrie informatique.

  5. C.H.

    Merci pour ces commentaires.

    1) Effectivement. Mais il existe un certain nombre de réponses à cette objection. La première est que le darwinisme (pas le léo-darwinisme) n’est pas incompatible avec l’hérédité des caractères acquis. Une seconde objection, plus convaincante, est de savoir ce qui est hérité et à ce point il est utile de distinguer entre réplicateur (génotype) et interacteur (phénotype). Si l’on prend pour simplifier le concept de mème (qui pose beaucoup de problèmes, j’en conviens, mais c’est pour l’illustration), au niveau culturel ce qui est transmis ce sont ces mèmes. Les charactéristiques comportementales (phénotypiques) qui émergent des variantes culturelles ne sont quant à elles pas transmises.

    2) Les entreprises ne meurt pas nécessairement mais les variantes culturelles (tout ce qui ressemble à un réplicateur au niveau socioéconomique) oui. Pour reprendre les théories évolutionnistes de la firme, ce sont les routines qui sont sélectionnées et répliquées, pas les firmes en tant que tel.

    3) Oui, mais sur un plan formel cela ne change rien. C’est ce que j’essaye de montrer dans le deuxième papier par exemple avec le concept de stratégie évolutionnairement stable. Que la mutation soit aléatoire ou intentionnelle ne change rien. La seule différence est si les agents parviennent à se coordonner de manière massive ; mais auparavant, il aura fallu résoudre le problème de l’action collective. Et même dans ce cas, je pense que l’on peut alors interpréter ce phénomène comme un cas de dérive culturelle.

    Maintenant, je conviens qu’il y a des spécificités à l’évolution socioéconomique que toute théorie doit prendre en compte. Je mentionne deux autres dans le second papier : les mécanismes de transmission culturelle et l’importance de l’interprétation dans le cadre des interactions. Mais cela ne remet pas en cause le cadre darwinien généralisé je pense.

  6. elvin

    Dans mon esprit, ce ne sont nullement des objections, mais des compléments qui peuvent (peut-être) ouvrir des pistes de réflexion ou les infléchir.

  7. MacroPED

    Je suis entrain de lire le premier papier. Déjà, je dois vous reconnaitre une qualité rédactionnelle de taille. Pour quelqu’un qui ne connait rien en économie évolutionniste, je dois bien reconnaitre que le discours passe aisément.

    Par ailleurs, j’ai remarqué par-ci par-là des coquilles, des erreurs de frappe (ou vitesse), des lapsus…

  8. MacroPED

    Je veux faire comprendre seulement aux autres lecteurs, qu’il ne faut pas penser pas même un seul instant que ce texte est truffé de coquilles, rempis d’erreurs de frappe. C’est faux. Seulement, comme on est tous humain, CH n’a pas changé cette nature. Ainsi, on trouve ces imperfections humaines.

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