Si Chris Dillow inspire CH ; CH inspire la Miss des Villes

CH, dans son coup de gueule du jour, se plaint implicitement du blocage du campus ce qui inspire une miss des villes, il faut l’avouer, peu inspirée par le lien entre qualité d’emploi et institutions sectorielles.

Bref, la qualité de l’emploi se définit fréquemment par rapport à la notion de « travail décent » définie ici par le directeur du BIT comme « un travail productif allant de pair avec la protection des droits et permettant d’obtenir un revenu suffisant et de bénéficier d’une protection sociale appropriée. Cette notion implique aussi un volume de travail suffisant dans la mesure où tout un chacun doit avoir pleinement accès à des possibilités d’emploi lucratif ». Dans ce cas, un travail décent s’articule autour de quatre piliers : l’emploi, la protection sociale, les droits des travailleurs et le dialogue social. La qualité de l’emploi, nécessairement multi-dimensionnelle, peut aussi être appréhendée en référence à la définition que lui a donnée la Commission européenne lors du sommet de Laeken, qui propose une approche de la qualité de l’emploi à partir de dix dimensions :

* la qualité intrinsèque de l’emploi

* l’éducation, formation et développement ce carrière

* l’égalité par genre

* la santé et la sécurité au travail

* la flexibilité et la sécurité

* l’insertion et l’accès au marché du travail

* l’organisation du travail et la conciliation vie familiale – vie professionnelle

* le dialogue social et la participation des travailleurs

* la diversité et la non-discrimination

* les performances globales du travail

Mais dans l’approche retenue par le sommet de Laeken ou par le BIT ; il semble manquer au moins une variable pour appréhender la qualité de l’emploi : l’adéquation du cadre de travail aux fonctions.

La faute à la fermeture totale de son campus, aujourd’hui, la miss des villes travaille seule dans son chez-soi (lieu de loisirs et de repos par excellence), sur un bureau plus ou moins bancal, son cercle social professionnel est aujourd’hui réduit à elle-même (hors MSN), ses possibilités d’accès à la des outils de travail son restreints puisque la BU est fermée… et bien elle trouve sa qualité d’emploi bien moindre aujourd’hui que d’habitude. Et comme l’a montré Gadrey en économie des services, qualité d’emploi et qualité de l’output sont liés… alors si l’on s’étonne de la faible qualité des productions de la Miss des villes (et de tout autre étudiant/doctorant de son campus) ce jour, il ne faut pas …

Publicités

4 Commentaires

Classé dans Divers

4 réponses à “Si Chris Dillow inspire CH ; CH inspire la Miss des Villes

  1. Liberté capillaire

    Et bien moi, docteur en économie, la qualité de mon travail s’est accrue quand j’ai abandonné « mon » bureau au labo pour travailler chez moi.
    Faut dire que contrairement, sans doute, à la Miss des Villes, nous étions 6 chercheurs à partager un bureau dont la surface se prêtait davantage au travail de 2 maximum 3 chercheurs.
    Bien sûr, je continuais de passer au labo une demi journée de temps en temps pour « échanger » mais pour écrire un article (ou la thèse) surement pas…
    Alors peut-être que grâce à la fermeture totale des campus, les chercheurs qui n’ont pas les conditions de la pauvre « Miss des Villes aujourd’hui isolée dans son chez soi sur son bureau bancale » pourront également profiter davantage de locaux adaptés…

  2. C.H.

    Je crois détecter une pointe d’agacement dans ce commentaire. Je vais donc préciser un point : si, dans notre fac, les doctorants ont la chance d’avoir un bureau pour deux, ce qui n’est pas le cas partout, ce n’est parce que notre fac est privilégié (au contraire…). C’est parce que à l’époque de la construction du bâtiment, les profs du département d’éco ont demandé à ce qu’il y ait suffisament de bureaux construits à l’étage pour pouvoir loger tout le monde convenablement, Y COMPRIS les doctorants. En revanche, à l’étage du dessus, il y a les juristes. Et, devinez quoi, les doctorants juristes travaillents cheux. Rien à voir avec une question de moyens… juste une question d’intelligence de la part des chercheurs.

  3. Liberté capillaire

    Faut-il en déduire que les profs d’éco de mon labo sont des juristes?
    à part ça, si on pouvait laisser tomber les questions de privilégiés/pas privilégiés, ça ne serait pas plus mal. Pouvoir travailler dans des conditions adéquates n’est pas un privilège.
    ça semble être le cas dans votre labo, c’est anormal que ce ne soit pas le cas ailleurs. Il me parait légitime que des actions soit menées pour changer cet état de fait. Le blocage est une voie d’action, il y en a d’autres. Mais il semble que la discussion calme et posée n’est pas donnée énormément de fruits…

  4. C.H.

    Le blocage n’a rien à voir avec ça ou alors je n’ai rien compris. Autrement, je ne comprend pas pourquoi la communauté des enseignants chercheurs se bouge seulement maintenant. Déjà qu’on a raté le métro l’an passé avec la LRU…

    Je précise : je suis résolument contre toutes les réformes actuelles (statut + masterisation). Mais là ça devient n’importe quoi. On paye des années de passivité à regarder à ce qu’il se passe autour pour se réveiller uniquement quand c’est le statut qui est mis en péril. C’est trop tard malheureusement…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s