Capitalisme 2.0

Nassim Taleb nous présente ses dix commandements pour un nouveau capitalisme. Je suis plutôt d’accord avec l’idée générale (mettre en place un système économique plus robuste face aux inévitables chocs imprévus) et la conclusion :

« Then we will see an economic life closer to our biological environment: smaller companies, richer ecology, no leverage. A world in which entrepreneurs, not bankers, take the risks and companies are born and die every day without making the news« .

Certains des principes qu’il propose sont frappés du bon sens, comme par exemple ne pas laisser les institutions financières acquérir une taille démesurée (on n’en prend pas le chemin malheureusement). D’autres sont plus contestables (nationaliser toutes les institutions financières qui doivent être aidées par les pouvoirs publics), voire à mon avis tapent à côté (la complexité des produits financiers n’est-elle pas, en partie, la conséquence de la réglementation ?). Mais le plus énervant, c’est le populisme de Taleb qui réinvente la chasses aux sorcières économistes. Quand Taleb dit :  « The economics establishment (universities, regulators, central bankers, government officials, various organisations staffed with economists) lost its legitimacy with the failure of the system. It is irresponsible and foolish to put our trust in the ability of such experts to get us out of this mess. Instead, find the smart people whose hands are clean« , il doit penser à lui je suppose…

3 Commentaires

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3 réponses à “Capitalisme 2.0

  1. Il y a en effet une contradiction interne à ces principes. Le système financier est devenu complexe en grande partie pour contourner la réglementation – et la fiscalité. Réponse de Taleb : « il faut interdire les produits complexes »… En fait toute ses propositions reposent sur l’établissement d’une autorité transcendante (« don’t give dynamite to children ») alors que personne n’est capable de la formuler.

    Taleb mélange au total des objectifs pour l’ensemble du système économique et des obligations d’organisation limitées au financement de l’économie – alors que celui-ci ne prend la forme et la complexité que du reste de l’édifice.

    Je me permettrais donc de dire : « Yaka » bien écrit, mais « Yaka » quand même. Sachant que j’adhère pleinement à sa vision de « an economic life closer to our biological environment: smaller companies, richer ecology. »

  2. Gu Si Fang

    Ben moi j’aime bien le point 3)😉

  3. ZI

    Cette histoire me rappelle les cercles vicieux de réglementations…

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