Novlangue VS Pandémonium

Ce combat se veut être un parangon de revue de presse qui ne parle pas du fond mais de la forme ; n’expose pas des faits mais pose des questions.

Ce soir, comme tous les soirs, la miss des villes lit la presse. Ce faisant elle a fait une grande découverte : le niveau de la langue française se relève grandement. Ainsi deux termes inhabituels dans les journaux ont sauté aux yeux de la miss des villes (et de CH) alors qu’elle prenait connaissance de l’évolution de la crise des universités (pour reprendre les termes des journaux). Cette bonne nouvelle devrait réjouir la miss des villes après une rude journée et pourtant… cela la laisse plutôt perplexe

Le premier de ces mots inhabituels est « novlangue ». Bien connu des amateurs de littérature de science fiction ce terme désigne la langue adoptée par les autorités dans l’excellent 1984 pour faire admettre n’importe quoi, comme l’existence d’un ministre de la propagande de la vérité par exemple ou plutôt d’un miniver en novlangue. Précisons que dans le pays où est parlé la novlangue, les slogans du parti sont : « La guerre c’est la paix » ; « la liberté c’est l’esclavage » et « l’ignorance c’est la force ». Le terme de novlangue est utilisé pour caractériser le langage utilisé par Nicolas S. lorsqu’il nous vend des réformes. Ce terme se retrouve principalement dans les mots de chercheurs ou tout au moins de personnes fortement informées des enjeux (commentaires de la tribune ; dossier du Monde).

Le second mot est encore plus inhabituel, il s’agit du mot « pandémonium » (pour l’anecdote, le directeur de thèse de la miss des villes, mais pas seulement, a vivement déconseillé à cette dernière d’utiliser ce mot trop pompeux et pouvant faire arrogant). Ce mot est utilisé dans un édito de la Tribune.fr intitulé : « Pandémonium universitaire ». Sous ce terme particulièrement pompeux, le contenu de l’article frise la discussion de comptoir et massacre les chercheurs les revendications des chercheurs. La miss des villes épargnera donc le lecteur (si celui-ci est motivé, il peut toujours aller ici). Arrêtons nous plutôt sur le mot lui-même et sur son sens : initialement un lieu ou régnait les démons ; aujourd’hui ce terme désigne un beau bordel un lieu ou règne le chaos et le désordre.

Maintenant interrogeons nous (la miss des villes utilise le nous mais invite vivement le lecteur à réagir) : le fait d’utiliser des grands mots comme pandémonium peut faire croire que l’auteur maitrise le sujet. L’auteur de ce mot est le rédacteur en chef de la tribune ; la miss des villes ne le critique pas mais La Tribune ne rentre pas dans le classement CNRS ou autre ; elle n’est pas non plus reconnue pour ses travaux de recherches ; le rédacteur parait donc assez éloigné du monde de la recherche et se permet de juger : « Il ne serait pas plus bête de tenir bon sur des réformes qui permettraient aux Français d’entrevoir un meilleur futur pour leurs enfants. » la réforme apparait ainsi  considérée comme bonne dans son ensemble même si elle n’est pas comprise. Il faut avouer qu’elle entre dans la logique pro-marché du quotidien « boursier économique et financier ».

Et finalement, est-ce que l’information ne se subsume pas elle-même en un vaste pandémonium ou chacun triche et où règne une certaine forme de corruption, se transformant par la même en un parangon ?

De façon générale, il semble que le journaliste répond à la ligne éditoriale imposé par ses employeurs ; in fine il vendrait ainsi en partie son âme au diable (expression d’ailleurs rependue dans le secteur associatif pour caractériser un changement de poste de quelqu’un qui rentre dans le système commercial capitaliste). Alors voila : la miss des villes est déprimée après cette découverte qui l’éloigne encore du pays des bisounours. La bonne info, claire et objective n’existe plus ou presque – il y a « alter éco » qui est sous forme de coopérative ouvrière de production. Mais voila, ces quelques rescapés sont des magazines a parution trop espacée compte tenu de la vitesse de croisière des réforme voulues par Nicolas S…

La miss des villes est perplexe et confuse … Comment dés lors faire une bonne revue de presse, qui reflète l’information et non un combat d’opinion ? Bref, une revue de presse qui ne soit pas un parangon d’elle même ?

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