Les liens du matin (30)

* « Les fondements erronés de la finance » – Philippe Herlin, Les Echos.

* « Le « job market » » – Etienne Wasmer.

* « The Austrian and Chicago Schools » – Economist’s View (note : ce texte met de côté de manière bien trop rapide les différences méthodologiques entre les deux écoles, mais il n’en reste pas moins intéressant).

* « Tax cuts all around » – Russ Roberts.

* « Can the US economy afford a Keynesian stimulus ? » – Willem Buiter

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2 Commentaires

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2 réponses à “Les liens du matin (30)

  1. Gu Si Fang

    “The Austrian and Chicago Schools”

    Il faudrait distinguer l’école de Chicago avant et après Friedman, non? Je crois que Knight avait une méthode pas très explicite mais qui n’était pas si éloignée du raisonnement autrichien. C’est en gros à l’époque de Friedman que Chicago et la majeure partie de la profession ont définitivement adopté le positivisme.

    Le résumé en 8 points n’est pas mauvais, mais il oublie de préciser que les gens font des erreurs et par conséquent personne ne prétend que le résultat est « rational and blissful ».

    Sur la critique qui consiste à dire « tout ça ne sont que des tautologies », il y a une réponse amusante de David Gordon : « it is wrong; and even if it were right, so what? » Plus précisément : ce ne sont pas des tautologies (simples conséquences logiques des définitions du langage). Lorsque l’on fait des affirmations qui concernent la réalité, ça n’est pas uniquement affaire de définition. Et même si c’était le cas, dire que ce sont des tautologies ne suffit pas à les réfuter (au contraire!).

    Attention aussi de ne pas confondre rationalité et utilitarisme (à la Bentham) comme à la fin de l’article.

  2. C.H.

    Il est clair que l’article est un brin faiblard concernant la question méthodologique. Et, effectivement, l’école de Chicago de Knight n’est pas la même que celle de Friedman. Cela dit, pour ce que j’en connais, je crois qu’il serait un peu rapide de rapprocher Knight des autrichiens, même s’il y a bien des points communs.

    Sur l’école autrichienne et ses « tautologies » : tout le système analytique de Mises repose quand même sur son axiome de l’action et sa définition du concept de rationalité. Si j’ai bonne mémoire, Mises fait de son axiome de l’action une proposition synthétique a priori. De ce point de vue là, il est alors effectivement erroné de dire que la praxéologie est tautologique, puisque seules les propositions analytiques sont des tautologies. Mon problème avec la praxéologie est ailleurs : le fait que, par construction, il s’agit d’un système théorique clos qui ne tolère aucun feedback avec la « réalité ». De mon point de vue, il n’y a jamais de correspondance direct entre les concepts théoriques et les faits réels. Cela veut dire que, normalement, la théorie se transforme progressivement au contact de la réalité qu’elle étudie : on modifie des concepts, on en invente d’autres, suivant la partie de la réalité que l’on isole et que l’on étudie et suivant la manière dont elle évolue. Pour pouvoir faire cela, il faut accepter un principe fondamental : la réfutabilité, dans le sens faible du terme. Il faut accepter l’idée que nos concepts puissent être erronés ou mal adaptés pour étudier une réalité particulière. Mises et les autrichiens rejettent de manière radicale cette éventualité. Résultat des courses : on a un corpus théorique monolithique qui n’a pas évoluer depuis l’Action Humaine (soit quand même 60 ans). Quand il y a des innovations théoriques et conceptuelles chez les autrichiens, c’est le fait d’auteurs qui s’écartent de la praxéologie missesienne (Lachmann, O’Driscoll et Rizzo en partie, Cowen [encore que ce n’est pas vraiment un autrichien]).

    Je reste persuader que le contenu informatif de la praxéologie reste relativement faible, parce que totalement a-historique et non évolutif. Je sais bien que cela n’empêche pas certains autrichiens de faire des travaux historiques ou empiriques très intéressants (comme George Selgin ou Hernando De Soto), mais ils le font souvent avec une méthodologie qui n’a rien de particulièrement autrichienne. Les analyses de De Soto dans « Les Mystères du Capital » sont par exemple pour moi néo-institutionnelles, pas autrichiennes.

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