Conséquences vestimentaires de la crise ?

S’il y a bien une chose que la miss des villes adore ce sont les vêtements. Alors voila, quand la Miss des villes lit dans la newsletter du Monde que « la crise stoppe l’inflation de vêtements dans les placards féminins » elle se dit qu’elle doit 1) lire l’article et 2) partager ses réactions car le placard de la miss des villes est lui en pleine bulle spéculative ces derniers temps.

Alors, la Miss des villes est-elle une extraterrestre au pays des shoppeuses ?

L’article est en fait la présentation d’un sondage de l’Institut Français de la Mode dont les résultats sont une baisse de la consommation d’articles vestimentaires de 2% (en nombre de vêtements), ce qui représente une baisse de 3,4% du chiffre d’affaire du secteur par rapport à 2007.

Mais si l’on va plus loin, on constate que cette baisse n’est pas généralisée de la consommation ne l’est pas tant que cela puisque au total ce serait 54% des femmes qui n’auraient pas baissé leur consommation de vêtement (20% qui ont tenté sans y parvenir, 13% qui ont fait arbitrage nourriture vêtement au profit du shopping et 21% qui ne sont pas atteintes du tout). Cela conduit la miss des villes à chercher une explication chez ce bon vieux Keynes et les lois psychologiques fondamentales qui influent sur la consommation : le vêtement, et au-delà le nouveau vêtement peut-être considéré comme un bien de première nécessité dans la fonction de demande de biens des femmes. Ceci pour au moins deux raisons : 1) les vêtements nous tiennent chaud et nous habillent (c’est leur fonction première, mais cela ne suffit pas à faire des nouveaux vêtements un bien de première nécessité) et 2) l’achat de vêtements (et chaussures) agit comme un antidépresseur ou comme un « antidote à la morosité » par le plaisir à court terme que cela procure : l’achat de vêtement est donc un acte de soins sans ordonnance (et hélas non remboursé par l’assurance maladie).

Le fait d’acheter de nouveaux vêtements étant bon pour la santé et le moral des femmes, les vêtements deviennent de fait des biens de première nécessité : alors à quand un plan de relance public du moral des ménage par le remboursement des T-shirts,  pulls, manteaux, jeans et autres chaussures ???

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2 Commentaires

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2 réponses à “Conséquences vestimentaires de la crise ?

  1. « alors à quand un plan de relance public du moral des ménage par le remboursement des T-shirts, pulls, manteaux, jeans et autres chaussures ??? »

    Oui, alors, c’est toujours la même histoire : un bon plan de relance doit être inclus dans un cycle de stabilisateurs automatiques. Et, les études (les miennes) montrent que ça n’est jamais le cas pour les fringues ! Donc, je suis contre (mais ne le répétez pas, sinon, ça va me faire des problèmes).

  2. Vous n’avez pas honte d’exprimer publiquement ce genre de propos ! 😉

    Je vous propose un antidépresseur gratuit : la marche rapide durant 30 min à raison de 2 ou 3 fois par semaine. Ça s’avère également une véritable aubaine pour réduire vos dépenses en produit amincissant. Comment me remerciez ? C’est simple, une bise virtuelle suffira. Voyez j’ai réduit mes demandes sinon en temps normal je suis plus exigeant. 😀

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