Rodrik, Cowen et le contrôle des mouvements de capitaux

Dani Rodrik : « Here is the dilemma we cannot evade.  If we want a truly global financial system, we need to acquiesce in a global regulator and a global lender of last resort.  If we do not want the latter, we cannot have an integrated global financial system, so we must acquiesce in–gasp!–capital controls »

Tyler Cowen : « We already have a global lender of last resort and it is called the Federal Reserve System, plus the IMF plays a role as well.  The global regulator is Basel II and the sequels to come.  The global regulator needs to be improved and in fact we probably need to rely more on national regulators and less on « one size fits all » standards. (…) Note also that capital controls do not in general eliminate financial crises.  The United States for instance has hardly been suffering from capital flight and most plausible forms of capital controls would not have saved Iceland from financial ruin« .

Effectivement, la finance mondiale est déjà « régulée » au niveau international. Et, manifestement, cette régulation ne marche pas très bien. Le problème est que bien malin celui qui peut dire qu’il connaît les « bonnes » règles. Le contrôle des mouvements de capitaux aurait peut-être un intérêt : limiter les effets systémiques des crises financières. Mais cette solution est tellement peu envisageable techniquement et politiquement qu’il vaut mieux regarder ailleurs. 

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3 Commentaires

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3 réponses à “Rodrik, Cowen et le contrôle des mouvements de capitaux

  1. Jacques D.

    Si mes souvenirs sont bons, Camdessus a essayé de faire passer une réforme sur la liberalisation des mouvements de capitaux en 1998 (« liberalisation générale mais regle »), qui a été refusée par l’administration Clinton et Lawrence Summers, sous pression de Wall Street…

  2. Gu Si Fang

    Il n’y a pas forcément besoin de règlements ou de lois pour que les banques à réserves fractionnaires s’entraident. Du fait du risque systémique, chaque banque a intérêt à étouffer rapidement le moindre début d’incendie.

    Un exemple historique : en 1839, la Banque d’Angleterre, qui traversait une crise de liquidités, a reçu des prêts de la Banque de France (£2,000,000) et de la Banque de Hambourg (£900,000).

    En France, cette entraide est quand même gravée dans la loi et connue sous le nom de solidarité de place.

  3. Gu Si Fang

    Voir ici pour un exemple d’intervention de la BCE en faveur de la Banque Nationale Suisse annoncé le 04/11/2008 :

    http://www.ecb.europa.eu/mopo/implement/omo/html/communication.en.html#adhoc122

    P.S. C’est rangé sous l’appellation « ad hoc communication »… 🙂

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