Nothing is under control

En ces temps de crise économique et financière, il est de bon ton de pointer du doigt la « caste » des financiers et des banquiers, désignée responsable de la pagaille actuelle. Comme le montre le succès d’une certaine vidéo sur la création monétaire sur internet, certains fantasmes ce sont même réveillés (s’étaient-ils déjà endormis ?) : la finance contrôle le monde, l’économie réelle lui est subordonnée. Bref, c’est le retour du biais conspirationniste. La crise serait le fait de quelques acteurs, considérés, au choix, soit comme irresponsables, stupides ou cupides mais qui en tout état de cause ont trop de pouvoir. En fait, la crise est plutôt la conséquence du phénomène exactement inverse : l’incapacité totale des principaux acteurs financiers (les grands dirigeants, les actionnaires) à contrôler les actions des personnes qu’ils sont censés surveiller ou diriger.

La crise n’est pas liée au fait que le pouvoir est entre les mains des mauvaises personnes (les financiers, les grandes entreprises, les banques, Alan Greenspan, etc.) mais plutôt à une défaillance totale au niveau des relations principal-agent : plus personne n’était en mesure de savoir qui faisait quoi avec quoi. Plus ça va, plus je me dis que cette crise est une crise de la gouvernance à tous les niveaux : au niveau de la réglementation publique et de sa mise en application, au niveau du management des grandes institutions financières, dans la relation entre agences de notation et établissements financiers. Plus exactement, il s’agit même d’une crise du pouvoir, au sens sociologique du terme : la complexité organisationnelle, elle-même conséquence de la complexité croissante des activités financières, a eu pour conséquence de donner a nombre d’acteurs des marges de manoeuvre conséquentes (du slack comme on dit en sociologie des organisations) grâce auxquelles ils ont pu faire à peu près ce qu’il voulait, voire n’importe quoi. L’affaire Kerviel n’est que la partie médiatisée dans cet iceberg géant.

Qui est reponsable alors ? Personne en particulier, beaucoup de monde en général. Et c’est bien là qu’est le problème. Les problèmes de gouvernance et de pouvoir sont en fait l’expression de la complexité croissante des activités économiques et financières. Cette complexité croissante requiert un renforcement toujours plus fort de la spécialisation et de la division du travail et ne fait que rendre plus compliqué le contrôle et la surveillance. Face à cela, la réponse de plusieurs Etats et notamment du gouvernement français est à une forme de retour du colbertisme, y compris au niveau bancaire. C’est une solution pour le moins anachronique. Derrière le terme « pouvoirs publics », il y a des individus qui disposent du même slack organisationnel que les acteurs privés, et qui ont à faire face aux même problèmes en terme d’incitation et d’information. L’Etat n’est pas un agent doté de pouvoirs magiques, les acteurs publics ne sont pas plus omniscients que les acteurs privés. Le passif historique des grandes entreprises dirigées par les Etats n’est d’ailleurs pas très flatteur.

Si la solution n’est pas la nationalisation des grandes banques, quelle est-elle alors ? En fait, deux routes semblent se profiler : la mauvaise, c’est la voie du « patriotisme économique » (quelle expression affreuse…), celle où l’on va vouloir constituer des grands champions bancaires nationaux, plutôt sous contrôle privé. La bonne, c’est de faire évoluer la réglementation dans un sens conduisant les établissements financiers à mieux contrôler leurs activités en les incitant à ne justement pas acquérir des tailles trop conséquentes et des activités trop diversifiées. La première voie est mauvaise car, sous couvert de rendre les acteurs plus identifiables et donc soi-disant mieux contrôlables, on ne fera que renforcer les problèmes de gouvernance au sein de ces établissements. Sans compter que plus un établissement financier est gros, moins l’idée de le laisser disparaitre en cas de difficulté est crédible (le fameux « too big to fail »), ce qui est source d’aléa moral.

Une économie complexe peut se développer de deux manières : soit par la constitution de grands groupes avec un corps de management conséquent (la technostructure de Galbraith) donnant au marché une forme oligopolistique ; soit par la constitution d’un très grand nombre d’acteurs de taille plus modeste. Contre-intuitivement, la meilleure solution face à cette complexité est bien de s’appuyer sur un marché pleinement concurrentiel avec des organisations de taille modeste car les problèmes de gouvernance sont moindres. Dans la mesure où personne ne sait vraiment ce qu’il se passe dans les banques et que personne n’est suffisament omniscient pour imaginer une réglementation infaillible, le mieux est d’oeuvrer à ce que les organisations financières soient 1) en mesure et incitées à contrôler les actions de leurs membres et 2) pas indispensables au point qu’il faille les sauver coûte que coûte. Bref, small is beautiful.  

Publicités

13 Commentaires

Classé dans Non classé

13 réponses à “Nothing is under control

  1. Gu Si Fang

    Une remarque sur la prétendue faillite de la relation principal-agent. C’est la thèse défendue par Chris Dillow ici http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article4768564.ece et là http://stumblingandmumbling.typepad.com/stumbling_and_mumbling/2008/09/yes—its-an-ownership-crisis.html .

    Il y a un point commun entre un ménage surendetté et une banque. Une banque qui a très peu de fonds propres, et un ménage qui achète une maison sans apport personnel, ce sont des modes de financement similaires : très peu de capitaux propres et beaucoup d’endettement; en d’autres terme : un effet de levier important. Ceci est caractéristique de ce qu’on appelle une économie de dette.

    L’explication de Chris Dillow consiste à dire que les banques sont mal gérées parce que leurs petits actionnaires morcelés les contrôlent mal. Ce serait un problème de gouvernance, un problème d’agence. Pour lui, l’agent (le management des banques) a pris des risques inconsidérés avec l’argent de ses actionnaires (sous-entendu : sans leur consentement).

    Mais dans une économie de dette, la création monétaire incite tous les acteurs de l’économie à utiliser l’effet de levier chaque fois qu’ils le peuvent. La redistribution permanente des créanciers vers les emprunteurs fait que l’on a intérêt à être emprunteur. L’actionnaire est donc incité à prendre plus de risque; le ménage aussi. Ils sont partiellement déresponsabilisés, puisqu’en cas de succès ils « gagnent » un multiple de leur mise, alors qu’en cas d’échec ils ne perdent pas plus que leur mise. C’est exactement ainsi que le management des banques a agi, et il n’a pas trahi les intérêts de ses actionnaires.

    Chris Dillow n’a pas tort quand il dit qu’il y a un problème de gouvernance et de propriété. Mais ce n’est pas la CAUSE des dérapages bancaires, puisqu’à mon avis les intérêts des actionnaires et du management étaient relativement bien alignés. Le mode de propriété actuel (fort levier) et la prise de risque excessive sont plutôt deux SYMPTOMES d’un même phénomène : la forte croissance monétaire qui a engendré une « économie de dette ».

    Un autre symptôme de l’économie de dette est que l’on doit consacrer plus de temps à gérer son patrimoine et anticiper l’inflation, et moins de temps à des activités productives. Si on ne le fait pas soi-même, on peut le sous-traiter à une société spécialisée. Il n’est donc pas surprenant d’assister à une croissance aussi importante des sociétés de gestion de fonds, qui perçoivent des management fees élevés (cf. remarques d’Aglietta sur la finance hypertrophiée).

    (P.S. si quelqu’un a une bonne référence sur la notion d’économie de dette, je suis preneur, merci! dédicace spéciale à éconoclaste-Alexandre 😉 )

  2. Gu Si Fang

    (sorry pour le double post)

    Voici quelques autres symptômes d’une économie de dette qui me viennent à l’esprit :
    – elle déresponsabilise les acteurs, car en cas de pertes, c’est le créancier (ou le contribuable) qui paie;
    – elle est fragile, car au moindre choc l’effet domino propage l’onde de choc à beaucoup d’acteurs;
    – elle menace les contrats privés, car lors d’une faillite c’est le liquidateur judiciaire qui solde les contrat, et la volonté initiale des parties cède la place au pouvoir judiciaire (ou exécutif…).

  3. Qui est reponsable alors ? Personne en particulier, beaucoup de monde en général.

    Je pense que nous sommes d’accord avec ce constat. Etudions en détail
    ces responsabilités et erreurs pour chaque acteur et parametres. Oublions les commentataires de spectateurs ignares ou politisés qui pourrait nous distraire de ce travail systématique.

    En vrac, il y a une crise des subprimes, une bulle immobilière, une faillite d’une banque qui provoque la panique, une faille dans le système d’évaluation financière, une crise de confiance des investisseurs, une bulle des matières premières, une économie émergente chinoise, une Amérique qui consomme plus qu’elle épargne avec une dette publique et des ménages considérable, l’Europe assez endetté aussi, une crise de la pyramide des âges avec bientôt un cotisant pour un retraité en occident, des fond de pensions qui visent le 10 ou 15% de rendement quitte a sacrifier le long terme en favorisant des délocalisations, une crise économique, une crise environnementale, une crise politique, etc …

    Je crois qu’il y assez de matière pour au minimum un billet quotidien pendant un an ou deux.

    J’ai découvert qu’en Chine, ils ont abaissé le montant d’apport à l’achat d’une maison de 30% a 20% pour redynamiser une économie qui voit sa croissance passer de 12 a 9%. En Amérique c’était possible avec 0% d’apport.

  4. C’est un peu une crise qui découle de l’avidité humaine si on extrapole, que ce soit le banquier, l’assureur, le conseiller financier, le gestionnaire de fonds, le spéculateur, l’investisseur etc …

    En regardant un documentaire 11th Hour ils parlaient d’une chose intéressante a propos de ce que la nature fournit comme « service ». Dans le bilan des entreprises on ne tient pas compte de ce qui est détruit et qui entraine des pertes dans ces « services » naturels. Ce bien commun est estimé comme gratuit et inépuisable. Le système capitaliste actuel fonctionne avec certaines hypothèses fausses. La comptabilité est ainsi faussé car certaines dépenses ou frais de services ne sont pas pris en compte dans le bilan.

  5. Real

    @gu si Fang
    votre explication via le concept d’economie de la dette me semble tres feconde. Une telle economie ne peut me semble t-il fonctionner durablement que si le taux de rendement des actifs est superieur au taux d’interet . Je me souviens de mes lectures dans une autre vie sur le taux d’interet naturel de Wicksell et des desordres en matiere de creation monetaire qui s’en suivaient lorsque le taux d’interet effectif passait sous le taux naturel. Les banques centrales ,en etant en grande partie responsables du niveau general des taux d’interet, jouent un role tres perturbateur. je ne sais pas si cette analyse a eu des developpements modernes mais son application a la crise actuelle est tres eclairante.
    @C.H
    cette crise de gouvernance que vous decrivez bien me semble etre davantage un facteur aggravant qu’un facteur causal de crise actuelle . Supposons un instant que la gouvernance soit parfaite a tous les echelons, pouvons -nous garantir qu’il n’y aura pas d’accroissement massif du credit lorsque le taux d’interet est inferieur au taux de rendement du capital. Je crains que non a moins de supposer que le concept de gouvernance parfaite s’etende aux banques centrales et aux gouvernements! Mais dans cette hypothese de « grande sagesse », il ya de forte chances que l’ecart des taux disparaisse et avec lui les possibilites d’effet de levier .

  6. Jacques D.

    Le papier de Gorton, The Panic of 2007, est tres interessant (meme si je ne l’ai parcouru qued e travers pour l’instant). Il donne une explication plausible au probleme du : Pourquoi ont-ils gardé ces merdes dans leur bilan.

    D’apres ce que j’ai compris (pp. 69-73 : encore une fois lecture ultra rapide du papier) : il y avait des contrats implicites entre les originateurs (les banques) et les agents a qui ces produits étaient ensuite vendus : les banques devaient garder les produits toxiques dans leurs bilans quelques temps, notamment pour etre sur qu’un probleme principal-agent (probleme dont tout le monde était au courant) ne se poserait pas…

  7. Gu Si Fang

    @ Real

    Je n’ai lu que des commentaires sur Wicksell et pas la source, mais je sais que c’est lui qui a développé cette idée que la manipulation du taux d’intérêt monétaire était néfaste. Si le taux monétaire s’écarte du taux naturel, le signal « prix du temps » est bruité et les acteurs se trompent dans leurs calculs économiques.

    La principale objection est celle des anticipations rationnelles. Tout le monde sait que les B.C. ont une politique monétaire expansionniste, et on peut donc se protéger en intégrant une prime d’inflation dans les contrats de prêt. Mais cette objection est insuffisante, car même si on essaie consciemment de hedger contre les décisions des B.C. il n’y a pas moyen de le faire parfaitement puisqu’elles sont discrétionnaires. On peut donc réduire les effets mais on ne peut jamais les annuler complètement. De plus, ce travail d’anticipation a un coût (les salaires des « Fed watchers » sont un exemple), il ne faut pas l’oublier!

    Il y a un deuxième argument qui n’avait pas été vu par Wicksell. Avec une expansion monétaire constante et prévisible (par exemple 4% à la Friedman), tout le monde pourrait en théorie anticiper et se protéger parfaitement contre l’inflation. Mais même dans ce cas « idéal » il subsisterait un autre effet qui, lui, ne peut pas être éliminé. C’est ce qu’on appelle l’effet Cantillon ou effet d’injection : la création monétaire n’est pas distribuée de façon homogène (génie pour Hume, hélicoptère pour Friedman). Certains reçoivent la nouvelle monnaie en premier, et d’autres en dernier une fois qu’elle a passé de main en main. Or les premiers et les derniers n’ont pas les mêmes préférences, et il en résulte une distorsion de la demande, des variations de prix relatifs, ainsi qu’une redistribution de richesses opaque et aléatoire.

    Au final, mon sentiment est que :
    – les anticipations ne sont pas très bonnes : l’inflation constatée ex post a été généralement supérieure aux anticipations ex ante, et les acteurs économiques ne hedgent pas si bien que ça;
    – les variations de prix relatifs conduisent entre autres à des hausses qui se transforment en bulles dans l’immobilier ou les commodités, ainsi qu’à des profits et des salaires très élevés dans la finance;
    – à long terme, ceci n’est pas soutenable, d’autant que le levier augmente sans cesse (par définition) et que le secteur financier est de plus en plus fragile.

    NB : J’emploie le terme « economie de dette » que j’ai du lire quelque part, parce qu’il me semble correspondre à ce qui est décrit. Je ne sais pas ce qu’il désigne habituellement. Si quelqu’un a une référence, merci de la partager!

  8. « L’explication de Chris Dillow consiste à dire que les banques sont mal gérées parce que leurs petits actionnaires morcelés les contrôlent mal. Ce serait un problème de gouvernance, un problème d’agence. Pour lui, l’agent (le management des banques) a pris des risques inconsidérés avec l’argent de ses actionnaires (sous-entendu : sans leur consentement). »

    Cela voudrait dire que la taille des banques était trop grande, et leur nombre trop faible, par rapport à une situation plus efficace économiquement, non ? Est-ce que la réglementation (lourde) sur les banques, qui en réduisent le nombre et favorisent grandement la concentration (c’est aussi très vrai en France) n’auraient pas joué un rôle aggravant dans la crise ?

    Cela entraîne une autre question: est-ce que la « quantité » d’anticipations rationnelles apllicables aux investissements n’a pas été réduite de force par cette distorsion ? Cela expliquerait pourquoi les banquiers eux-même participent à l’élaboration de ce genre de réglementation: elle leur permet une spéculation plus à leur avantage en maintenant ou renforçant l’asymétrie d’information entre eux et leurs actionnaires. Non ?

  9. Gu Si Fang

    @ jesrad

    Votre raisonnement est donc :
    – la réglementation favorisait la concentration du secteur bancaire (je n’en sais rien, mais admettons);
    – ceci aurait aggravé la crise à cause de la moins bonne gouvernance des grandes sociétés cotées (selon Chris Dillow).

    Mais ce que j’essaie de dire c’est que les banques étaient peut-être BIEN gouvernées. Je sais, ça paraît absurde de dire ça après coup, alors qu’elles sont en train de passer des provisions pharaoniques et vivent sous poumon d’acier. Mais pour juger leurs décisions passées, il faut se placer dans le contexte où elles étaient à l’époque. Et à l’époque, les actionnaires et le management des banques avaient le même intérêt : participer au banquet du crédit facile (cf. l’article discuté ici https://rationalitelimitee.wordpress.com/2008/10/25/une-modeste-critique-de-la-theorie-autrichienne-du-cycle/ ).

    La taille compte quand même un peu à cause d’un autre facteur : l’aléa moral. Les banques « too big to fail » qui avaient bon espoir d’être aidées par les pouvoirs publics en cas de pépin étaient de ce fait incitées à prendre plus de risques que les petites banques autonomes et responsables de leurs décisions.

  10. Bah, en fait on est d’accord: les banquiers ont bien agi de manière rationnelle en profitant de la subvention des crédits hypothécaires (à travers la baisse des taux + garantie du contribuable).

    Et effectivement, c’était le « bon » choix du point de vue des gestionnaires des banques car ils ont effectivement eu le sauvetage public anticipé.

    Je trouve juste que ce procédé, dans son entièreté, est immoral (puisqu’il fait en ce moment même les poches des contribuables au profit de toute la chaîne, des emprunteurs insolvables de base jusqu’au trésorier de la FED). Rationnel, logique, « efficace » quand on se limite au seuls preneurs de décision dans la boucle, mais immoral (de mon point de vue libéral) ainsi qu’économiquement inepte (de mon point de vue autrichien).

  11. Gu Si Fang

    Voici un début de définition de « l’économie de dette ». Merci à éconoclaste-Alexandre qui m’a mis sur la piste en parlant de « banking school » et de « currency school ».

    http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/dda/finances/dda4_a3.html

  12. Real

    @Gu si Fang

    merci pour votre reponse

  13. « Plus ça va, plus je me dis que cette crise est une crise de la gouvernance à tous les niveaux : au niveau de la réglementation publique et de sa mise en application, au niveau du management des grandes institutions financières, dans la relation entre agences de notation et établissements financiers.  »

    Crise plutôt structurelle que conjoncturelle donc ?

    « la complexité organisationnelle, elle-même conséquence de la complexité croissante des activités financières, a eu pour conséquence de donner a nombre d’acteurs des marges de manoeuvre conséquentes (du slack comme on dit en sociologie des organisations) grâce auxquelles ils ont pu faire à peu près ce qu’il voulait, voire n’importe quoi. »

    La complexité d’une organisation a pourtant usuellement plutôt la propriété de diminuer la marge de manoeuvre des individus qui la constituent, ou du moins de « diluer » les conséquences possibles de leurs erreurs ou malversations.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s