Nouveau working paper : "Against the Eliminativist View of Institutions in Economics: Rule-Following and Game Theory"

Je viens d’achever un nouveau working paper intitulé "Against the Eliminativist View of Institutions in Economics: Rule-Following and Game Theory". Il reprend de manière détaillée des idées développées dans quelques récents billets (voir ici et notamment). L’article sera présenté en juin au séminaire Philosophie-Economie-Droit du GREQAM, ainsi qu’au colloque "Philosophie économique" qui aura lieu à Strasbourg en octobre prochain. Comme d’habitude, tous les commentaires sont les bienvenus.

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Gary Becker, l’impérialisme économique et la philosophie de l’économie

Le décès de Gary Becker (1930-2014) la semaine dernière a été abondamment commenté sur la blogosphère économique américaine. Considéré comme l’instigateur de « l’impérialisme économique », Becker est à la fois le symbole de la puissance analytique de la théorie (micro)économique et l’épouvantail absolu pour tous les adversaires de l’analyse économique standard et/ou du libéralisme. A ma connaissance, son décès a été assez peu commenté en France. On peut quand même lire ce très bon billet d’Alexandre Delaigue qui résume à grands traits les apports principaux de Becker pour lesquels ce dernier a eu « un prix Nobel d’économie ». Lire la suite

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Julian Reiss : "Why Economics Needs Philosophy"

Julian Reiss, auteur d’un ouvrage essentiel sur la philosophie de l’économie, explique pourquoi dans cette conférence pourquoi les économistes ont besoin de la philosophie.

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La philosophie de l’économie, c’est quoi au juste ?

Comme certains des lecteurs de ce blog (qui n’est pas mort, contrairement aux apparences) le savent peut être, il existe depuis maintenant près de deux ans un « réseau Philosophie-Economie » réunissant quelques 400 chercheurs français et étrangers dont les travaux relèvent, totalement ou partiellement, de la philosophie de l’économie. Une des questions au cœur de la création de ce réseau (question qui a d’ailleurs fait l’objet d’un débat – peu alimenté – sur le site du réseau) est celle de savoir à quoi correspond véritablement la philosophie de l’économie. La diversité des travaux des chercheurs membres atteste que les frontières de cette sous-discipline à la frontière de la philosophie et de l’économie sont floues et mouvantes. La sortie récente de l’ouvrage Philosophy of Economics de l’économiste Don Ross vient à point nommer pour approfondir cette question.
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Nouveau working paper : "Epistemic Basis for Collective Intentions in Games"

C’est un doux euphémisme que de dire que le blog n’est pas très actif depuis un mois ! En attendant de retrouver un peu de temps pour écrire ici, voici un nouveau working paper que je dois présenter le mois prochain au colloque de l’European Society for the History of Economic Thought qui se tiendra à Lausanne du 29 au 21 mai. Le papier est sobrement intitulé "Epistemic Basis for Collective Intentions in Games". Comme d’habitude, tous les commentaires sont les bienvenus.

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L’équilibre de Nash dans la pensée économique : un retour à von Neumann ?

Dans le précédent billet, j’ai expliqué pourquoi l’utilisation du concept d’équilibre de Nash s’imposait presque naturellement dès lors que l’on prend en compte la dimension réflexive des phénomènes économiques et sociaux. En complément, je voudrais brièvement revenir ici sur la manière dont ce concept est progressivement devenu le pilier central de l’analyse économique moderne et sur le fait que ce statut tend à s’amenuiser aujourd’hui. Lire la suite

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Réflexivité et équilibre de Nash

En 1928, l’économiste autrichien Oskar Morgenstern, s’intéressant aux capacités prédictives de la science économique dans un contexte où les agents peuvent modifier leur comportement en fonction des prédictions réalisées, discute un problème de décision ayant Sherlock Holmes et Moriarty comme protagonistes : poursuivi par Moriarty, Holmes monte dans un train en direction de Douvres. Il sait que Moriarty l’a vu et anticipe que ce dernier va l’attendre à la gare de Douvres. Holmes envisage alors la possibilité de descendre avant l’arrivée à Douvres, à la gare de Canterbury. Cependant, Holmes sait que Moriarty est quelqu’un d’intelligent, et par conséquent envisage sérieusement la possibilité que ce dernier ait anticipé son raisonnement. Holmes envisage alors finalement d’aller jusque Douvres, mais considère à nouveau sérieusement la possibilité que Moriarty raisonne de la même manière.

Ce problème ne semble pas avoir de solution, ce qui amena Morgenstern à conclure avec pessimisme sur les capacités prédictives de la science économique : dès lors que les agents sont dotés d’une capacité de réflexivité, autrement dit d’anticiper les effets de leurs décisions sur le comportement des autres et plus largement sur le système auquel ils appartiennent, alors il semble qu’une forme d’indécidabilité soit inévitable. La réflexion de Morgenstern n’est pas isolée. Quelques années plus tard, Keynes semble proposer une réflexion similaire au travers de son concours de beauté : le choix optimal de chaque participant dépend non pas de son évaluation de la beauté « objective » des visages, mais de sa croyance sur les évaluations des autres participants. Mais comme il en va de même pour chacun des autres participants, le choix optimal dépend de la croyance concernant la croyance des autres sur les évaluations de chacun, etc. Ici encore, le problème de décision est marquée par une dimension réflexive : les conséquences des décisions de chaque agent dépendent des décisions des autres agents, et chaque agent sait cela de telle sorte qu’il est capable d’anticiper mentalement le jeu des interdépendances croisées entre les décisions de chacun. Le problème que la réflexivité est supposée présenter pour la science économique est l’objet principal de la contribution de George Soros dans un numéro spécial du Journal of Economic Methodology, dont tous les articles sont librement accessibles. Lire la suite

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