De la causalité en économie (2/3)

7 novembre, 2009

Isaac

Comme souligné dans le premier billet de cette série, le concept de causalité pose un certain nombre de problèmes que ce soit au niveau ontologique (quelle est la nature d’une cause ?) ou épistémologique (comment est-il possible d’inférer l’existence d’une cause à partir de l’observation ?). Partant de là, on se rend rapidement compte que le lien causal n’a pas le monopole de l’explication dans les sciences sociales, et plus particulièrement ici en économie. Dans son ouvrage, déjà cité lors du précédent billet, Bernard Paulré pointe du doigt au moins trois autres formes d’explications concurrentes à la causalité :

1) L’explication fonctionnaliste : Toute société humaine formant un tout composé d’éléments liés entre eux, l’interdépendance généralisée permet d’expliquer un fait ou un objet social par sa fonction dans le maintien du système. L’explication fonctionnelle est à la base (entre autre) du raisonnement en termes de coefficients de corrélation entre les différents éléments d’un système.On remarque ici que rien n’est dit sur les sens des relations car on évolue de fait dans un système fermé et figé, qu’il faut donc adapter à chaque cas particulier étudier (sur ce point, Geoffrey Hodgson, dont le maître des lieux est un fin spécialiste, fait figure de référence lorsqu’il nous explique que les différences institutionnelles entre les lieux et les époques « cannot be captured by differences in parameter values »).

Remarquons également qu’on se cantonne ici aux liens observables, la dépendance fonctionnelle n’est qu’une première étape vers la recherche de structures causales sous-jacentes (cette position est d’ailleurs celle du réalisme critique de Tony Lawson).

La théorie économique la plus célèbre utilisant, à mon sens, ce type d’argumentation est celle de l’équilibre général, initiée par Léon Walras. Ceci dans la mesure où les liens explicités sont des liens de dépendances et de co-détermination des taux d’échange et non de transformation des variables du système. Notons également, à la suite de Maurice Allais, que la notion de temps suspendu n’arrange pas les affaires de la causalité.

2) L’explication compréhensive : Ce type d’explication se base sur l’idée d’un privilège des sciences sociales, i.e que les faits sociaux sont immédiatement signifiants pour celui qui les observe. Cette position a été rendu célèbre par Max Weber et Wilhelm Dilthey avant lui. Notons que contrairement à Dilthey, qui semble rejeter de fait l’utilisation de la notion de causalité dans le cadre d’une étude de l’homme, Weber adopte une position plus nuancée, à l’instar d’Heinrich Rickert, en soulignant que l’explication compréhensive doit se laisser pénétrer par l’explication causale et que la compréhension peut être un moyen de rechercher les causes possibles d’un événement (nous sommes ici proches du principe d’abduction). L’éclairage est ici fait par les lois entre les différents objets et non par le lien de cause à effet.

3) L’explication par la raison : Il convient ici, pour expliquer l’agir humain, d’en revenir aux buts et aux motivations des agents intervenants dans tel ou tel phénomène. Il est possible de lier l’explication par la motivation et l’explication causale mais cela nécessite d’opérer un saut important en amalgamant volonté et action, la volonté n’étant pas ce qui est fait et la causalité n’étant effective qu’entre les faits.

(Il me semble que l’explication en termes d’axiome de l’action, ainsi que la praxéologie à laquelle elle donne naissance, que développe Mises participe d’une explication par la raison).

Ces trois types d’explications concurrentes ne le sont pourtant pas tant que cela, et Paulré de mettre en lumière le nécessaire enchevêtrement des explications. L’économiste comprendra aisément cela en ce qu’il est coutumier du fait : à une explication causale et mécanique (par exemple la théorie quantitative de la monnaie), il ne cesse d’accrocher des explications par la raison (les individus, pour une raison x ou y, agissent de telle manière lorsqu’ils sont confrontés à tel événement).


Crise financière et performativité des énoncés

23 septembre, 2009

J’aimerais revenir sur une notion qui a déjà, par le passé, passionné les lecteurs de ce blog : celle de performativité des énoncés. Celle-ci désigne l’idée selon laquelle la science économique, plus que de simplement décrire le monde, l’influence dans sa construction et son évolution.

Dans son dernier livre (au sujet duquel on trouvera une note de lecture ici), André Orléan considère que la crise financière est

« l’occasion d’observer la puissance performative de la théorie économique, c’est-à-dire son aptitude à transformer la réalité. Loin de réduire son ambition à comprendre ce qui est, la théorie économique s’y découvre également, et peut-être même avant tout, comme étant une force qui construit le monde. » (p. 57)

Si nous considérons, à la suite de Kenneth Boulding (dont CH avait déjà parlé ici) 1) l’information qu’il contient comme l’unité ontologique propre à tout système social, en tant que celle-ci est à la fois « le produit de son passé et le déterminant de son évolution future », 2) que les agents utilisent une partie de cette information pour agir, alors toute émission d’informations par la science économique conditionne les comportements des agents.

Dans le cadre de la crise financière, Orléan souligne l’importance de la diffusion de la croyance relative à l’efficience du marché au sein du mouvement d’aveuglement au désastre (dont il reprend l’expression à Minsky), croyance provenant tout droit de la science économique et venant justifier l’évolution du marché du crédit bancaire vers une plus grande liquidité (via la titrisation) :

« Notons que ce projet de grande envergure possède, dans la théorie de l’efficience, un atout maître. En effet, celle-ci lui apporte une armature intellectuelle d’une grande cohérence et d’une grande richesse. Nous verrons d’ailleurs que son rôle a été considérable : elle inspire les réformes, elle élabore les raisons susceptibles de convaincre et elle fournit les techniques d’évaluation nécessaires au fonctionnement des marchés. » (p. 53)

Toutefois, et c’est un point important, Orléan s’empresse de préciser que ce mouvement n’est pas seul à l’origine de cette évolution, il en est même plutôt un amplificateur qu’un initiateur. En effet, sans perspective de gains, il est évident que les agents ne se seraient pas lancés dans un tel processus :

« Certes l’appât du gain a été un puissant moteur, mais cela n’aurait pas suffi. Il a fallu davantage. Il a fallu la croyance en l’efficience des marchés. Il a fallu cette convergence d’intérêts et de convictions pour rendre possible cette exceptionnelle transformation qu’a connue le système financier » (p. 58)

J’ajouterai cependant, pour reprendre la conclusion de CH dans ce précédent billet sur la performativité, que « les idées contribuent à aiguiller les intérêts ». En effet, l’intérêt des agents à la titrisation trouve sa source dans l’émergence d’une autre croyance (fortement liée à celle d’efficience des marchés) : celle d’un retournement de la courbe risque / gain, retournement qu’a laissé entrevoir la titrisation. C’est d’ailleurs une des idées que développe Frédéric Lordon dans son livre sur la crise (très proche de celui d’Orléan à bien des égards).

D’un point de vue général, la notion de performativité semble trouver sa place dans l’ensemble des analyses de la crise qui refusent les explications en termes d’irrationalité des agents pour se diriger vers une explication axée autour du fonctionnement normal des marchés financiers : le but n’y est pas de déceler la valeur fondamentale d’un actif mais de se conformer à une croyance collective (ce qu’Orléan nomme l’auto-référentialité). CH me paraît tout à fait dans cette lignée (voir ici).


Mes lectures du moment (5)

1 septembre, 2009

Voici une petite liste de mes lectures de rentrée :

* The Myth of the Rational Market, de Justin Fox. Pas encore commencé mais a l’air de proposer une perspective historique très intéressante. L’auteur discute de son ouvrage dans ce podcast.

* The Nature of Selection, d’Elliott Sober. Quoique un peu daté (1984), il s’agit d’un ouvrage référence en philosophie de la biologie notamment concernant la question de l’unité de sélection. Cet ouvrage présente une conception multi niveaux de la sélection naturelle. Utile pour les biologistes mais aussi pour les économistes ou les sociologues pour avoir les idées un peu plus claire sur ce que la notion de sélection veut dire.

* Organizations Evolving, de Howard Aldrich. Reçu hier donc pas encore commencé. Il s’agit d’un ouvrage écrit par un sociologue travaillant dans le cadre du “darwinisme généralisé”. Il s’agit d’une étude sur les processus gouvernant l’évolution des organisations et des populations d’organisations. Point commun avec l’ouvrage de Sober : l’analyse souligne la pluralité des niveaux auxquels opèrent les processus évolutionnaires.

* An Evolutionary Theory of Economic Change, de Richard Nelson et Sidney Winter. Honte à moi, je n’avais pas encore lu ce classique de l’économie évolutionnaire.

* Not by Genes Alone : How Culture Transformed Human Evolution, de Peter Richerson et Robert Boyd. Cet ouvrage fait le point sur les 25 ans de travaux que les deux auteurs ont développé ensemble et propose une approche de l’évolution culturelle ne se réduisant pas aux gènes sans pour autant en ignorer le rôle. A souligner que, contrairement à l’essentiel des travaux des deux auteurs, cet ouvrage n’est pas du tout formalisé et est donc relativement accessible.


Note de lecture : “Violence and Social Orders”, de D. North, J. Wallis et B. Weingast

5 juillet, 2009

Violence and social orders

Comme promis, voici une note de lecture sur l’ouvrage Violence and Social Orders, de Douglass North, John Wallis et Barry Weingast. North est l’un des principaux représentants de l’économie institutionnelle moderne, à l’origine d’importantes contributions sur le rôle des institutions dans le processus du développpement économique. Il faut noter que la perspective de North a considérablement évoluée : dans les années 60 et 70, North adopte un cadre d’analyse très standard avec l’idée que les institutions sont des moyens de coordination efficients créés par les individus pour surmonter l’incertitude. Progressivement, et notamment à partir des années 90, North va faire évoluer son cadre d’analyse, insistant de plus en plus sur l’importance dans l’histoire des institutions inefficientes et remettant considérablement en cause la théorie du choix rationnel. Dans un ouvrage de 2005, North souligne la nécessité de comprendre comment les individus forment leurs croyances et de manière plus générale l’influence de ce qu’il appelle “l’idéologie” sur les comportements. Selon lui, cela nécessite notamment de s’appuyer sur les apports des sciences cognitives. North s’est associé ici avec un économiste, John Wallis, et un politologue, Barry Weingast, tout deux impliqués de longue date dans des travaux associant des analyses historiques approfondies et des analyses théoriques plus ou moins en termes de théorie des jeux. Lisez la suite de cette entrée »


North et al. versus Acemoglu et Robinson

27 juin, 2009

Instructive note de lecture sur l’ouvrage de North, Wallis et Weingast. J’en parlerai bientôt à mon tour (il me reste une cinquantaine de pages à lire) mais le point que je veux évoquer est la comparaison que l’auteur de la note fait entre le travail de North et al. et celui d’Acemoglu et Robinson. Cette comparaison va de soi dans la mesure où North et al. évoquent à de nombreuses reprises l’ouvrage d’A&R et positionnent leur démarche par rapport à lui. Il est écrit : Lisez la suite de cette entrée »


Note de lecture : “The Invisible Hook”, de Peter T. Leeson

7 juin, 2009

“Petite” note de lecture sur l’ouvrage, au sujet hautement original, de Peter Leeson : The Invisible Hook : The Hidden Economics of Pirates, paru chez Princeton University Press en 2009. Comme son nom l’indique, l’ouvrage de Leeson nous propose de nous plonger dans l’univers haut en couleur des pirates du 17ème siècle et du début du 18ème siècle, où l’on pourra croiser les figures des mythiques Jack Rackam ou autre “Barbe Noire”, afin de révéler la rationalité cachée des institutions sociales autour desquelles s’est organisée la piraterie. Lisez la suite de cette entrée »


Quand la blogosphère économique française écrit des livres

18 mai, 2009

SDEPrix nobel

Les lecteurs de ce blog ne sont certainement pas sans savoir que sont récemment sortis deux livres écrits respectivement par deux duos d’eco-blogueurs français : Sexe, drogue… et économie dAlexandre Delaigue et Stéphane Ménia et Les prix Nobel d’économie de Jean-Edouard Colliard et Emmeline Travers. Je suis d’humeur fainéante en ce moment (en fait, j’ai surtout une thèse à terminer), alors je me contenterai de quelques mots pour dire à quel point ils méritent d’être lus. Que les auteurs me pardonnent ma briéveté. Lisez la suite de cette entrée »


Keynes et la Théorie Générale : chapitres 3 et 4

14 décembre, 2008

Suite de l’analyse chapitre par chapitre de la Théorie Générale de l’emploi, de l’intérêt et de de la monnaie de John Maynard Keynes (1936). Le texte en français est disponible en entier ici (merci à Gu Si Fang de l’avoir indiqué). Je suis avec un léger décalage la propre lecture de Tyler Cowen sur Marginal Revolution (voir chapitre 3 et chapitre 4).

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Note de lecture : “Individus, institutions et marché”, de Chrysostomos Mantzavinos

11 décembre, 2008

mantzavinos

Nouvelle note de lecture, portant cette fois-ci sur un ouvrage de Chrysostomos Mantzavinos : Individus, institutions et marchés. Cette note a été également publié sur le site nonfiction.fr.

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Keynes et la Théorie Générale : chapitres 1 et 2

10 décembre, 2008

Tyler Cowen a pris une initiative très appréciable : relire la Théorie Générale de John Maynard Keynes et faire partager ses réflexions à ses lecteurs. Voir son billet sur les chapitres 1 et 2. Je voulais (re)lire ce bouquin en parallèle, mais je ne le possède pas et le seul exemplaire (!) de ma bibliothèque universitaire est emprunté. J’ai été obligé de me rabattre sur cette version internet en anglais.

Le point essentiel du chapitre 2 consiste en la remise en cause par Keynes de l’un des postulats de la théorie de l’emploi classique : l’utilité du salaire à un certain niveau d’emploi est égale à la désutilité marginale de ce niveau d’emploi. En revanche, Keynes accepte l’autre postulat, à savoir que le salaire est égal à la productivité marginale du travail. L’essentiel du chapitre consiste à dire que les employés ne peuvent jamais consentir à une baisse de leur salaire nominal et que ce dernier est en règle générale fixe. En fait, il y a l’idée chez Keynes d’une sorte d’illusion monétaire : les travailleurs refusent une baisse de leur salaire nominal mais en revanche ne s’opposent pas à une baisse de leur salaire réel consécutive à une hausse des prix pour un salaire nominal inchangé. La baisse du salaire réel ne conduit pas non plus forcément à une baisse de l’offre de travail :  ”A fall in real wages due to a rise in prices, with money-wages unaltered, does not, as a rule, cause the supply of available labour on offer at the current wage to fall below the amount actually employed prior to the rise of prices” (p. 13). Evidemment, cette affirmation est liée à la remise en cause de l’un des deux postulats évoqués plus haut.

Contrairement aux classiques, Keynes considère qu’il existe bien un chômage involontaire, qu’il définit ainsi : “Men are involuntarily unemployed if, in the event of a small rise in the price of wage-goods relatively to the money-wage, both the aggregate supply of labour willing to work for the current money-wage and the aggregate demand for it at that wage would be greater than the existing volume of employment” (p. 15). De manière plus générale, les deux points essentiels de ce chapitre me semble les suivants : 1) le marché du travail fonctionne de manière spécifique en raison de la rigidité des salaires nominaux (ou plus exactement le fait que les travailleurs n’ont pas les moyens de faire ajuster leur salaire réel à la désutilité du travail) ; 2) la théorie classique n’est valable que pour un contexte spécifique, l’ambition de Keynes étant clairement de proposer une théorie plus générale.

J’essaierai de suivre avec un léger décalage le rythme de Cowen. Les chapitres 3 et 4 sont donc à venir. 


Note de lecture : “The Myth of the Rational Voter”, de Bryan Caplan

20 octobre, 2008

Voici une brève note de lecture de l’ouvrage de Bryan Caplan, The Myth of the Rational Voter, récemment réédité en version brochée. Le sous-titre de l’ouvrage, “Why Democracies Choose Bad Policies”, annonce clairement la couleur : Caplan, le libertarien, essaye de montrer que la démocratie doit nécessairement déboucher sur la mise en place de mauvaises politiques économiques.

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Mes lectures du moment (2)

3 septembre, 2008

Petite liste des bouquins que j’ai commencé à lire, ou que je suis sur le point de commencer :

* Game Theory. A Critical Text, de S. Hargreaves Heap et Y. Varoufakis. Presque terminé. De loin, ça ressemble à un manuel de théorie des jeux assez standard (avec quelques erreurs d’ailleurs), de près c’est en fait un ouvrage qui propose une véritable réflexion philosophique et épistémologique sur la théorie des jeux et la pertinence de ses hypothèses. Les deux derniers chapitres, consacrés aux jeux évolutionnaires et aux “jeux psychologiques” sont très intéressants. Plutôt accessible en terme de formalisation.

* Comment réussir dans un monde d’égoïstes, de Robert Axelrod. Une étude classique sur le dilemme du prisonnier.

* Essais de Karl Polanyi , de… Karl Polanyi. Ca fait un moment que le bouquin trainait sur mes étagères. j’ai déjà eu l’occasion de lire pas mal des essais du bouquin en version originale, mais je ne connaissais pas certains textes.

* Hobbes : économie, terreur et politique, de Pierre Dockès. Un peu pour le “fun”. Ca fait longtemps que je veux lire Hobbes (j’ai le Leviathan chez moi), mais le bouquin de Dockès a l’air drolement intéressant. Pas encore commencé. 

* Analytic Narratives, bouquin collectif avec entre autre un chapitre d’Avner Greif (seul chapitre que j’ai lu jusqu’à présent). C’est une compilation de travaux qui combinent analyses historiques et modélisation par la théorie des jeux. Intéressant… et peut être utile pour la thèse.


Note de lecture : “C’est (vraiment ?) moi qui décide”, de Dan Ariely

24 mai, 2008

Voici un petit compte-rendu de l’ouvrage de Dan Ariely, C’est (vraiment ?) moi qui décide, paru chez Flammarion et qui est la traduction en français de Predictably irrational. J’ai déjà eu l’occasion ici d’évoquer les travaux de Dan Ariely au travers de son débat avec Tim Harford (par exemple ici, et ). C’est l’occasion de revenir plus en détail sur les analyses que l’on trouve dans son livre.

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Brèves remarques sur l’ouvrage de Tim Harford, “The Logic of Life”

28 avril, 2008

Je viens d’achever la lecture du bouquin The Logic of Life de Tim Harford, alors que je m’étais promis de le garder pour plus tard. Mais le débat Harford/Ariely m’a conduit à accélérer le cours normal des choses.

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Note de lecture : “The Rhetoric of Economics” de Deirdre McCloskey

16 avril, 2008

Comme annoncé, voici une note de lecture de l’ouvrage de Deirdre McCloskeyThe Rhetoric of Economics, qui fait figure de classique dans le domaine de la méthodologie économique.

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