C.H.
Cet article du Monde m’a inspiré la réflexion suivante sur la dynamique de vaccination au sein d’une population :
Ceux qui connaissent les travaux de Granovetter, Schelling et le concept de cascade informationnelle ne seront pas dépaysés…
C.H.
Cet article du Monde m’a inspiré la réflexion suivante sur la dynamique de vaccination au sein d’une population :
Ceux qui connaissent les travaux de Granovetter, Schelling et le concept de cascade informationnelle ne seront pas dépaysés…
C.H.
Une petite réaction à chaud sur les propos de Pierre Berger qui nous explique que l’afflux de dons vers le téléthon tend à éclipser les autres causes qui, en conséquence, ne reçoivent pas autant de fonds qu’elles le mériteraient. J’esquive la question de la “moralité” du propos de Berger ou encore de savoir si “le Téléthon a trop d’argent”, ça ne m’intéresse pas (enfin si, mais mon opinion n’intéresse personne). Par contre, le raisonnement implicite derrière le propos de Berger est intéressant. Berger semble faire comme si le volume annuel de dons de la part des français était une espèce de gateaux à partager entre les différentes causes. Cette conception de style “jeu à somme nulle” mène à une conclusion implacable : si le téléthon reçoit beaucoup, alors les autres causes recevront moins. Corrollaire, pour que les autres causes reçoivent plus, il faut que le téléthon reçoive moins, quitte à lancer une polémique dans la presse à deux semaines de l’édition de cette année.
Sans le faire exprès, Berger convoque un argument similaire à celui développé par certains économistes pour expliquer que les dépenses publiques, c’est mal, car ça accapare des ressources qui autrement auraient été consacré à un autre usage. C’est le fameux effet d’éviction en macroéconomie (l’argument est en réalité est un peu plus compliqué : en empruntant, l’Etat contribue à faire augmenter le taux d’intérêt, augmentation qui elle-même dissuade certains projets d’investissements privés qui autrement auraient eu lieu). Les deux raisonnements ont en commun d’être en partie fallacieux : ce qu’oublient les économistes mettant en avant l’effet d’éviction pour souligner l’inefficacité des dépenses publiques, c’est qu’ils raisonnent ceteris paribus. C’est certes parfois très utile (voire indispensable) mais peut induire en erreur. En l’occurence, on pourra opposer l’argument keynésien suivant : les dépenses publiques, en engendrant un effet multiplicateur, tendent à stimuler des investissements privés qui autrement n’auraient jamais vu le jour. On peut discuter de la pertinence empirique de cet argument. Le fait est que la plupart des études empiriques sérieuses trouvent une valeur du multiplicateur supérieure à 1, ce qui tend à montrer que l’effet d’éviction n’est pas total.
Berger fait une erreur similaire. Qui est-ce qui nous dit que si le téléthon n’existait pas, les fonds iraient à d’autres causes ? Deux arguments vont contre cette idée. D’une part, un don a probablement un fort lien avec l’aspect idiosyncrasique de la cause. On donne parce que l’on est sensible à la cause (pour diverses raisons, y compris parce que la cause en question sait se “vendre”), pas seulement pour le plaisir de donner. D’autre part, on peut tout à fait imaginer qu’une cause aussi populaire que le téléthon est de nature à susciter d’autres dons pour d’autres causes en sensibilisant la population à l’importance des dons pour aider la recherche. Autrement dit, si le téléthon n’existait pas, peut être les français seraient-ils moins généreux en matière de dons. Il ne faut pas considérer les préférences des agents comme données, mais plutôt considérer que celles-ci peuvent se transformer sous l’influence d’institution telle que le téléthon. Je reconnais là qu’il s’agit d’une hypothèse difficile à tester, mais elle n’est pas exclure. Elle ne me parait de toutes façons pas plus invraisemblable que celle de “l’effet d’éviction de la charité” que défend implicitement Berger.
C.H.
Les fans de foot US ont probablement suivi avec attention le choc du week-end dernier qui a opposé les Indianapolis Colts, jusqu’à présent invaincu cette saison, et les New England Patriots, l’une des plus grandes dynasties de ce sport. Outre qu’il s’agit d’une des plus grandes rivalités de ce sport sur les 10 dernières années, c’était aussi l’occasion de voir s’affronter probablement 2 des 5 plus grands quarterback de tout les temps. Les Colts l’ont finalement emporté 35 à 34, en grande partie “grâce” à une décision délicate prise par l’entraineur des Patriots.
Il reste deux minutes à jouer et les Patriots mènent 34 à 28. Ces mêmes Patriots sont en possession de la balle dans leur camps et ils sont donc en bonne posture pour gagner : l’objectif est d’essayer d’avancer lentement pour faire tourner le chrono de sorte que les Colts ne puissent pas récupérer la balle avant la fin du match. Problème, les Pats ont du mal à avancer et, alors qu’ils sont sur leur propre ligne des 28 yards (très proche de leur propre en-but donc), ils se retrouvent avec une quatrième tentative et 2 yards à gagner (rappel : au foot US, une équipe a 4 tentatives pour gagner 10 yards, autrement elle rend la balle à l’adversaire). En NFL, l’action standard dictée par une solide convention aurait été ici pour les Pats de faire un coup de pied de dégagement (un “punt”) pour envoyer loin la balle dans le camps des Colts puis de passer les deux dernières minutes à défendre dur pour ne pas encaisser de touchdown. Mias le coach des Pats, Bill Belichick, a pris une décision courageuse : tenter la quatrième tentative avec l’idée que si son équippe parvenait à gagner les deux yards manquant, le match était quasiment gagné. Malheureusement pour Belichick et les Pats, la tentative a raté et les Colts ont récupéré le ballon a proximité de l’en-but de leur adversaire, pour finalement inscrire le touchdown de la victoire.
Depuis deux jours aux Etats-Unis Belichick est quelque peu malmené et critiqué pour sa décision. Pourtant, comme le soulignent Greg Mankiw et Steve Levitt, la décision de Belichick était certainement la bonne. Comme j’en avais déjà parlé ici, une étude de David Romer a montré que les équipes du championnat de la NFL avaient tendance à ne pas tenter suffisament les quatrième tentative et donc à avoir un jeu trop conservateur. Dans l’absolu, la décision de Belichick était probablement celle qui avait la meilleure espérance de gain, surtout si l’on tient compte du fait que Peyton Manning est certainement le quarterback le plus efficace dans les deux dernières minutes du fait de sa maitrise à la perfection de la “no huddle offense” (attaque sans regroupement préalable avant un jeu pour préparer une tactique). Le problème de Belichick est qu’il n’a pas eu de chance et que l’on ne retient que ce qui s’est passé, mais pas les probabilités qu’il y avait derrière. Le plus grand tort du coach des Pats est finalement d’avoir été à l’encontre d’une convention solidement ancrée qui a quasiment acquis une force morale : les coachs doivent respecter la règle selon laquelle on punt en quatrième tentative. Et cette convention n’en est qu’une parmi d’autre : alors même qu’il s’agit peut être du sport le plus sophistiqué sur le plan tactique, avec sa myriade de coachs et d’assistant coachs spécialisés dans les divers domaines du jeu, le foot US est frappé d’habitudes de jeu sous-optimales. Belichick a été à l’encontre d’une convention, mais pas sûr que son échec encourage d’autres à le suivre…
C.H.
Les lecteurs de ce blog connaissent probablement Gérard Dréan alias elvin qui est l’un des commentateurs les plus assidus des billets publiés ici. Les mêmes lecteurs ont probablement dû également repérer ses positions théoriques et idéologiques que l’on peut plus ou moins apprécier, mais qui finalement peuvent déboucher sur des débats intéressants. Sachez donc qu’elvin a ouvert depuis quelques jours son propre blog. Oyez oyez à ce nouveau venu dans la blogosphère économique française !
C.H.
Intéressant article d’Alan Kirman qui s’attaque aux modèles macroéconomiques standards. On y apprend aussi que Kirman va bientôt publier un ouvrage portant sur les questions de réseaux et de complexité en économie. J’attend ça avec impatience…
C.H.
Hier après-midi, pour mon quatrième TD de management avec le groupe du vendredi, j’ai remarqué un pattern intéressant : dans une salle ayant approximativement 70 places, la totalité du TD (environ 30 étudiants) était assise au fond de la salle, laissant pas moins de quatre rangées vides entre moi et eux. J’avais déjà remarqué cette tendance des les semaines précédentes, mais là c’était encore plus flagrant. La raison n’est probablement pas que je leur fais peur. Actuellement en train de lire l’ouvrage de Robert Axelrod sur la modélisation des phénomènes complexes j’ai tout de suite pensé à Thomas Schelling et à son modèle de tipping point qui permet très facilement de comprendre ce type de configuration “spontanée” adoptée par les étudiants. Lisez la suite de cette entrée »
C.H.
Je ne sais pas trop quoi penser de cet article. L’idée que la plupart des équilibres de Nash sont tellement complexes à calculer qu’il est peu probable qu’en pratique ils décrivent fidèlement ce qui se passe dans la réalité économique peut se concevoir. En même temps, pour rebondir sur des billets précédents, si l’on considère que les modèles de la théorie économique (de théorie des jeux ou autres) décrivent des mondes contrefactuels, je ne suis pas sûr que ce soit un problème. De toute façon, si cela l’était, il reste quand même toute une branche de la théorie des jeux, initiée notamment par les travaux de Peyton Young, qui montre que l’on peut très souvent retrouver les mêmes résultats tout en supposant des agents à la rationalité limitée. Bon, l’approche par les jeux stochastiques de Young n’est pas exempte de problèmes, comme par exemple le fait que cette convergence des résultats n’est parfois possible que sur le très long terme.
C.H.
Dans le cadre de mes réflexions autour de l’économie évolutionnaire, j’ai senti le besoin de clarifier certains points épistémologiques, notamment autour des questions d’analogie et d’ontologie. Depuis quelques jours (semaines), je me torture l’esprit pour savoir si cela a un sens de distinguer une théorie selon qu’elle repose sur une forme d’analogie ou qu’elle postule un réalisme ontologique. Cela renvoi aux vieux débats sur le statut des Universaux. C’est typiquement le genre de question insoluble mais étant convaincu que toute réflexion épistémologique doit d’abord oeuvrer à la clarification conceptuelle, il est toujours bon de préciser les choses. Cette question est notamment importante lorsque l’on réfléchit à l’usage de la modélisation en sciences sociales et à sa signification, en l’occurence ici dans le cadre du courant de l’économie évolutionnaire.
A la base, je voulais écrire 4 ou 5 pages pour mettre sur le papier certaines idées, quitte à les réutiliser plus tard mais finalement les 4/5 pages ont quelque peu enflées… Je réitère l’expérience que j’avais déjà faite en soumettant mes réflexions aux lecteurs du blog. Je précise qu’il s’agit d’un brouillon (fini hier) qui n’a pas nécessairement vocation à devenir plus que cela. Je compte néanmoins réutiliser certains morceaux (sections 3.2 et 3.3) dans un “vrai” papier ultérieur. La papier est écrit dans un (fr)anglais qui devrait être lisible pour les francophones (peut être plus que pour les anglophones !). Dans le jargon, c’est ce qu’on appelle une “thought piece“, une réflexion purement épistémologique qui n’a d’intérêt que replacée dans le contexte plus général d’un programme de recherche théorique et empirique. Cela dit, encore une fois, il s’agit surtout de mettre de l’ordre dans ma tête mais si ça peut profiter à d’autres tant mieux !
Voici le papier : Naturalism in Evolutionary Economics
Les lecteurs réguliers seront familiers avec les thèmes développés ainsi que les références mobilisées. Je repète qu’il s’agit d’un brouillon très imparfait sur la forme comme sur le fond. Tous les commentaires sont donc évidemment les bienvenus.
Intéressant article de Frederic Mishkin dans le Financial Times. Mishkin considère que la politique monétaire à taux 0 aux Etats-Unis peut l’état actuel être maintenu en dépit du fait que cela met en place des conditions favorables à l’émergence d’une nouvelle bulle d’actifs. La raison ? Il faut distinguer selon l’auteur les “bulles d’expansion de crédit” (credit boom bubble), dangereuses pour l’économie car elles induisent une montée excessive de l’endettement y compris chez les institutions financières, des “bulles d’exubérance irrationnelle” (pure irrational exuberance bubble) qui seraient moins dangereuses car elles n’impliquent pas des effets de levier importants. La bulle internet aurait été de ce dernier genre. Pour Mishkin, en Europe comme aux Etats-Unis, nous sommes encore dans une phase de réduction de l’endettement, de sorte qu’une nouvelle bulle ne pourrait être que du second type.
C.H.
Dans les commentaires sur un précédent billet, Alexandre Delaigue fait remarquer :
“De façon plus générale, je trouve frappant de constater que la croissance du marché et celle de l’état, historiquement, s’est faite en parallèle”.
Comme je l’ai indiqué dans les commentaires à la suite de cette remarque, ce parallélisme est certainement tout sauf contingent. Pour comprendre pourquoi, il faut déjà bien s’entendre sur les termes. Par “marché”, il faut comprendre un ensemble de relations d’échange impersonnelles au travers desquelles des individus s’échangent des droits de propriété sur des objets. Par “Etat”, la définition wébérienne est adaptée : l’entité qui sur un territoire donné revendique avec succès le monopole de la violence légitime. Ce monopole lui permet, notamment, de s’assurer que les droits de propriété de chacun sont bien respectés (nonobstant le fait que l’existence de l’Etat implique de facto une certaine violation de ces mêmes droits). Pourquoi cette co-évolution ne serait-elle pas contingente ? Une explication théoriquement et empiriquement plausible est la suivante. Lisez la suite de cette entrée »
C.H.
Intéressant échange entre William Easterly et Ha-Joon Chang au sujet de l’ouvrage de ce dernier, Bad Samaritans. Cet échange fait suite à un premier commentaire très critique d’Easterly qui n’est malheureusement plus librement accessible. L’argumentaire d’Easterly souligne le danger d’une lecture et d’une interprétation très sélective des données. C’est d’ailleurs toujours un peu le problème des arguments empiriques : on pourrait débattre à l’infini de la pertinence des données, de la manière dont elles sont traitées, etc., sans jamais savoir si au final on peut réellement tirer des conclusions générales (réflexion hors-sujet : c’est tout le problème, à une micro-échelle, des études à partir d’expériences randomisées qui prolifèrent en économie du développement). Un peu de réflexion théorique ne fait pas de mal… même si en l’occurence des points obscurs persistent. On dispose quand même de quelques éléments, comme le rappelle cet article de John Kay sur les vertus du marché comme processus de découverte et d’expérimentation. L’argument est simple : si on accepte l’idée que les individus ne sont pas omniscients (je ne parle même pas des problèmes d’incitation), on a tout simplement plus de chances de trouver les “bonnes” idées en mettant en place un processus d’expérimentation décentralisé à grande échelle (le marché) plutôt qu’en se reposant sur l’intelligence de quelques uns.
Je mettrais toutefois un bémol aux arguments d’Easterly (et à l’article de Kay) : le marché, ça ne pousse pas tout seul comme des champignons (contrairement à ce qu’a pu affirmer un certain prix Nobel masculin de cette année). L’un des enseignements de l’économie institutionnelle c’est que le marché est une institution dont la mise en place n’est pas nécessairement spontanée au sens hayékien du terme. Ce qui me fait dire qu’une fois de plus, le débat marché/Etat n’a pas trop de sens. Mais ça, les lecteurs du blog le savait déjà…
C.H.
Entre deux heures de cours et lorsque je ne prépare pas ma soutenance, je réfléchis pas mal en ce moment aux relations entre économie évolutionnaire et théorie des jeux évolutionnaires. Cette réflexion part du constat que les deux blocs de littérature sont quasi totalement séparés l’un de l’autre alors même que les deux approches ont a priori les mêmes objets d’études. Plus spécifiquement, en étudiant un peu les développements autour du darwinisme généralisé en sciences sociales d’un côté et la littérature standard utilisant des jeux évolutionnaires pour étudier divers problèmes (la justice sociale, l’altruisme et plus généralement la coopération, etc.), je me suis demandé si finalement les théoriciens des jeux évolutionnaires ne faisaient pas du darwinisme généralisé sans le savoir (comprendre : sans avoir particulièrement réfléchis aux fondements ontologiques et épistémologiques de leur approche). Lisez la suite de cette entrée »
C.H.
La revue Erkenntnis propose un numéro spécial sur le statut épistémologique des modèles en économie. Je n’ai pas eu le temps de tout lire mais les réflexions sont très stimulantes. Pour faire simple, il se dégage des différentes contributions deux interprétations : l’une consiste à considérer les modèles comme des outils servant à isoler certains mécanismes que le théoricien veut étudier et expliquer ; l’autre considère que les modèles économiques servent à construire des mondes contrefactuels dont les relations causales sont supposées pouvoir se transposer au “monde réel”.
A titre personnel, j’ai toujours plutôt adhéré à la première conception (défendu par exemple dans le papier de Mäki) mais la seconde position, telle qu’elle est défendue par Sugden, à une certaine force. Sugden s’appuie sur le célèbre papier de Banerjee sur les cascades informationnelles pour montrer que les modèles économiques consistent à construire des mondes fictifs dans lesquels on peut dégager des relations de causes à effet puis, au travers d’une inférence abductive (qui consiste à remonter des effets aux causes), à supposer que si l’on peut observer des effets similaires dans le monde réel, alors il doit exister des causes similaires. Autre élément intéressant, Sugden montre également également que les modèles en biologie évolutionnaire semblent correspondre à la même perspective épistémologique. Food for thought comme on dit…
P.S. : je préviens mes sympathiques lecteurs que mon activité sur le blog sera réduite (mais pas inexistante) pour le mois de novembre : j’ai entamé en effet depuis une semaine un marathon fait de plus de 20h de cours par semaine, de travaux de recherche sur le grill qui doivent avancer (papier en révision, un autre à rédiger) et, last but not least, d’une soutenance de thèse à préparer pour début décembre. Vivement les vacances de Noël…
* “Econometric methodology for human mating” – William Easterly
* “Reserve accumulation and easy money helped to cause the subprime crisis: A conjecture in search of a theory” – Guillermo Calvo, Vox
* “Opting in vs. Opting Out” – Richard Thaler, The New York Times
* “Contrarianism without consequences” – Paul Krugman
C.H.
Très intéressant working paper de l’économiste David Levine sur les relations entre théorie économique et les expérimentations en laboratoire. Spécialiste de théorie des jeux et très bon connaisseur des travaux en économie comportementale, Levine défend une thèse équilibrée : les expérimentations n’ont pas réfuté la théorie mais plutôt soulignées que dans certains cas spécifiques (par exemple, dans le cadre de comparaisons interpersonnelles impliquant l’altruisme ou le ressentiment des individus) la théorie n’était pas en l’état utile. Cependant, l’auteur souligne que ces expérimentations ont surtout permis d’amender la théorie pour la rendre plus pertinente, ou plus exactement pour l’appliquer de manière plus pertinente, par exemple en spécifiant mieux les préférences des individus.