Archives Mensuelles: avril 2011

Are randomised trials the future of economics?

C.H.

A lire en ce moment sur le site de The Economist ce forum sur les RCT (randomized controlled trials) en économie. La question est d’actualité puisque sort l’ouvrage d’Esther Duflo et Abhijit Banerjee, Poor Economics, Banerjee et Duflo sont parmi les précurseurs dans l’utilisation à grande échelle des RCT en économie. Ils défendent cette approche dans ce papier. Les RCT posent pas mal de questions éthiques et méthodologiques, notamment quant aux relations entre la théorie et les expériences et aussi concernant la notion de causalité qui est présupposée dans ces travaux. A ma connaissance, aucun économiste/philosophe n’a traité spécifiquement cette dernière question. Julian Reiss a écrit des choses intéressantes mais davantage en rapport avec les expériences en médecine.

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Not so cheap talk

C.H.

Le terme de "cheap talk" (que l’on pourrait traduire par "paroles en l’air") est utilisé pour qualifier l’éventuelle phase de communication entre joueurs qui précède une interaction stratégique. Au contraire du signaling où, dans un contexte d’information incomplète, la communication peut véhiculer de l’information, le cheap talk n’a aucune incidence sur la nature de l’interaction et ne véhicule aucune information utile aux joueurs. Par conséquent, une telle phase de communication ne devrait pas modifier le comportement des joueurs.

Chris Dillow rapporte une étude de Maros Servatka et al. qui montre qu’au contraire la communication gratuite entre joueurs a une incidence sur leur comportement. Les auteurs ont fait participer des individus à un jeux de l’investissement dont la structure est la suivante : un joueur A dispose d’une somme  de 10$ et à la possibilité de donner le montant x de son choix à un joueur B. Le montant x est multiplié par 3 et le joueur B (qui dispose donc de 3x) a la possibilité de redonner une fraction de son choix de cette somme au joueur A. Les auteurs ont fait fonctionner le jeu sous trois variantes : une variante "classique" où les joueurs ne peuvent pas communiquer ou jouer des coups autres que ceux stipulés plus haut ; une variante avec possibilité de don (le joueur B peut faire un don à A avant le début du jeu) et une variante avec possibilité de communication (le joueur B peut envoyer le message de son choix à A avant le début du jeu). Les deux dernières variantes introduisent donc une étape supplémentaire dans le jeu. Mais si on considère que les joueurs sont rationnels, uniquement intéressés par les gains monétaires et que cela est common knowledge, cette étape supplémentaire ne change rien. Pour s’en convaincre, il suffit de raisonner à rebours : au dernier coup, B n’a rien à gagner à redonner une partie de la somme de 3x à  A puisque le jeu n’est pas répété. A sait cela et donc il sait qu’il n’a pas intérêt à donner quoique ce soit à B et il doit donc garder pour lui la somme initiale de 10$. Ce résultat est collectivement sous-optimal (collectivement, le mieux serait que l’intégralité des 10$ soit multipliée par 3, peu importe ensuite le partage entre les joueurs) mais il est clair que ni le don, ni la communication ne devraient rien changer à cela*. Lire la suite

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Rubinstein, la théorie des jeux et l’économie comportementale

C.H.

Intéressant podcast avec Ariel Rubinstein au sujet de l’utilité et de la pertinence de la théorie des jeux et de l’économie comportementale. La position de Rubinstein sur l’économie comportementale (notamment le manque de rigueur) est discutable et peut être pas nécessairement bien informée. En revanche, ce qu’il dit sur la théorie des jeux est très intéressant (et Rubinstein a une certaine légitimité ici, étant données les importantes contributions dans ce champ dont il est l’auteur), même si l’idée que la théorie des jeux a peu d’utilité pratique n’est évidemment pas du genre à plaire à tout le monde. A ce sujet, l’article de Rubinstein sur l’interprétation des modèles de théorie des jeux paru en 1991 dans Econometrica doit être lu et relu.

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Les liens du matin (91)

C.H.

* "Diagnosing Krugman" – The Economist

* "Social networks as aggregators" – UnderstandingSociety

* "The poor rich" – Chris Dillow

* "Why we’re all far too sure of ourselves" – Tim Harford

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Pauvreté et nourriture

C.H.

Abhijit Banerjee et Esther Duflo sont les auteurs de ce passionant article sur la pauvreté et les problèmes de nutrition (via Marginal Revolution). Les auteurs discutent de l’existence de trappes à pauvreté liées à un manque de nourriture et soulignent que le problème n’est pas tant le manque de nourriture que la propension des populations pauvres à ne pas consommer – lorsqu’elles en ont l’opportunité – les aliments les plus nutritifs et les meilleurs pour la santé. Les principales explications sont que les résultats d’une meilleure nutrition ne sont pas immédiatement visibles et que certaines normes sociales conduisent à allouer les augmentations de revenu à des dépenses "cérémoniales" ou à des "loisirs". 

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Comment marche la science, le cas de la biologie évolutionnaire

C.H.

Je suis toujours plus ou moins attentif à ce qui se passe du côté des discussions théoriques en biologie évolutionnaire. Récemment, une controverse dans ce champ a pris une ampleur notable autour de la théorie de la valeur sélective globale (inclusive fitness theory). Je trouve la controverse intéressante pas seulement pour les questions de fond qu’elle soulève, mais aussi pour ses enseignements sur la manière dont fonctionne une science.

Pour faire bref, ce qui a mis le feu au poudre est un article de Edward Wilson (le père de la sociobiologie), Martin Nowak (voir mon billet précédent) et Corina Tarnita publié dans Nature au cours de l’année dernière. L’article n’est pas accessible librement mais ce n’est as grave car en fait le plus important se trouve dans les quelques 60 pages d’"informations supplémentaires" qui, elles, sont disponibles. Le propos de Wilson et al. consiste "tout simplement" dans une remise en cause radicale de ce qui est l’épine dorsale de la biologie évolutionnaire depuis près de 50 ans (et que Wilson a contribué à faire connaître au travers de ses travaux sur les insectes sociaux), la théorie de la valeur sélective globale. L’origine de cette théorie se trouve dans les travaux de William Hamilton et on peut saisir l’idée générale au travers de la fameuse "règle d’Hamilton" :

r > c/b

Cette règle indique que la mesure de la valeur sélective (fitness) d’un trait phénotypique ne doit pas seulement prendre en compte le bénéfice (en termes de descendance) d’un trait sur l’organisme qui le porte (la valeur sélective directe), mais aussi le bénéfice apporté aux organismes génétiquement reliés (la proximité génétique étant mesurée par le coefficient r) à l’organisme porteur du trait (et dont le comportement "altruiste" lui fait encourir un coût c). La règle d’Hamilton nous dit simplement que lorsque le coefficient de proximité génétique excède le ratio des coûts par rapports aux bénéfices globaux apportés par le trait phénotypique, le trait en question va pouvoir évoluer.

La théorie de la valeur sélective globale est avant tout une "théorie comptable" dans la mesure où elle indique aux chercheurs comment mesurer la valeur sélective d’un trait. C’est précisément à cet aspect que s’attaquent Wilson et al. en montrant qu’en fait, derrière le coefficient r, se cache quelque chose qui ne se résume pas à la proximité génétique. Les auteurs montrent que la règle d’Hamilton et plus largement la théorie de la valeur sélective globale ne peut s’appliquer que lorsque des hypothèses très restrictives tiennent. A l’inverse, les auteurs proposent une théorie fondée sur l’hypothèse de sélection de groupe qu’ils présentent comme plus générale et plus utile sur un plan empirique.

Ceux qui sont intéressés par le fond du débat peuvent se risquer à la lecture de l’appendice mathématique, ou bien lire des résumés du débat ici et . Sur le plan plus général des leçons à tirer de cette controverse sur le fonctionnement de la science, je retiens trois enseignements :

1) la communauté scientifique réagit toujours de manière vive et pas nécessairement "scientifique" à une remise en cause de l’un de ses fondements, y compris lorsque cette remise en cause est le fait de scientifiques reconnus. J’e nveux pour preuve les réactions parfois agressives des biologistes et notamment de la lettre de protestation signée par quelques 130 chercheurs et publiée dans Nature et dont l’un des instigateurs indique "[Our] letter is written in the hope that it will keep nonspecialists from wasting time on it." Cela n’empêche par ailleurs des réponses plus académiques.

2) L’article de Wilson et al. a été publié dans la très prestigieuse revue Nature. Je ne connais pas la manière dont Nature sélectionne les articles, et il n’est pas impossible que la réputation des auteurs expliquent en partie sa publication. Toujours est-il que je ne suis pas certain qu’aujourd’hui l’une des revues d’économie du "Big Five" accepterait de publier l’équivalent de l’article de Wilson et al. appliqué à la théorie économique (je rappelle ce que j’ai écrit plus haut : c’est l’épine dorsale de la biologie évolutionnaire qui est attaquée). Très probablement, une telle contribution ne pourrait trouver sa place que dans une revue secondaire.

3) Les "dissidents" ne parviennent à se faire entendre que par le biais de la critique interne, c’est à dire en proposant une théorie alternative qui soit comparable à la théorie attaquée. Cela implique donc d’accepter d’utiliser les mêmes outils et le même langage que les "adversaires". 

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Supercooperators

C.H.

Martin Nowak est un mathématicien et biologiste, grand spécialiste des questions autour de l’évolution de la coopération. Il a donné récemment une conférence dont le fichier audio est disponible ici et intitulée Supercooperators: The mathematics of evolution, altruism and human behaviour. Cette conférence est basée sur l’ouvrage du même titre publié récemment par Nowak. Cet article de Nowak paru dans Science en 2006 est une synthèse de l’ouvrage puisque l’auteur y présente les cinq grands mécanismes évolutionnaires ayant permis l’évolution de la coopération.

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Les liens du matin (90)

C.H.

* "The Value of Urban Clustering" – Ed Glaeser

* "Liens sociaux et construction des préférences prosociales" – Expeconomics

* "Legalize Bribes?" – Cheap Talk

* "The Self-Subversion of Albert Hirschman" – Rajiv Sethi

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Sur l’émergence… encore

C.H.

Ceux qui sont intéressés par les problèmes autour du concept d’émergence peuvent aller lire ce billet de Daniel Little qui pose la question cruciale (abordée dans mon billet) de la manière dont une entité peut acquérir un pouvoir causal autonome non réductible aux parties qui le constituent et le causent. Little indique que le souci de lier émergence et pouvoir causal autonome découle du fait que l’on ne doit pas pouvoir dériver un tout émergent de ses parties :

A square figure is composed of four lines; the figure possesses area, whereas the lines do not. Sugar is sweet, but its component parts — carbon, hydrogen, oxygen — are not. So is "sweetness" an emergent property? Apparently it is not; because the sweetness of the compound can in fact be explained by the knowledge we have of the chemistry of the components, their molecular bonds, and the human sensors that register "sweetness." The property of sweetness can be derived from knowledge of the basic chemistry and the workings of the sensory system. So sweetness can be "reduced" to facts about the molecule and the sensor. It is not a novel causal power.

Ceux qui ont lu mon précédent billet sur la question savent que cet argument me pose problème. Le terme "dériver" est ambigü et demanderait à être préciser. Si l’on ne veut pas tomber dans une explication métaphysique de l’émergence, il faut admettre que toutes les propriétés de l’entité émergente (notamment ses propriétés causales) sont dérivables des parties et de leur interaction qui forment cette entité. La fin du billet de Little est intéressante car elle montre la tension permanente entre une conception épistémologique et une conception ontologique de l’émergence :

I suggested above that the concept of explanatory autonomy might work better than emergence. So what is a good definition of "relative autonomy" of causal powers at one level or another, with respect to the underlying entities? I think there are many areas of the sciences where we identify a set of causal processes that are sufficiently regular and predictable, that we don’t feel obliged to drop down to the next level in order to achieve an adequate explanation. A level is "explanatorily autonomous" if entities at that level conform to a regular set of causal relations. Thinking of the brain as a computing system is an example. If we analyze the visual system in terms of a set of receptors, aggregators, detectors, analyzers, etc., and if this model allows us to explain and predict the organism’s perceptual capacities (including mistakes), then we don’t need to have a full theory of the neurophysiology that underlies. On this example, "perception as computational system" is relatively autonomous with respect to the underlying neurophysiology.

Little prend comme critère de l’émergence le fait qu’une entité est un pouvoir d’explication autonome, autrement dit on peut utiliser cette entité pour expliquer un phénomène sans avoir besoin de faire référence aux parties qui composent cette entité. Il s’agit bien d’un critère épistémologique (qui est relatif au rapport entre le sujet et l’objet) et non ontologique puisqu’il ne nous dit rien sur la nature du phénomène émergent. Je pense, pour ce qui concerne sociaux, que le double critère de causalité intersubjective descendante et de relation constitutive est une bonne manière de compléter cette conception épistémolgique par une conception ontologique.

Prenons l’exemple d’un client d’une banque. Dans sa relation avec la banque, le client va voir son comportement influencé (au sens causal) par celle-ci. La plupart du temps, en sciences sociales, la banque sera perçu comme un agent autonome, l’économiste l’identifiant par exemple avec une fonction objectif. Ce qui veut dire que la banque satisfait au critère épistémologique posé par Little. Mais fondamentalement, la banque comme toute autre organisation n’est rien d’autre qu’un ensemble de croyances et d’anticipations croisées qui fait que chacun sait que chacun sait que chacun… va se comporter d’une certaine manière. La banque acquiert un pouvoir causal du fait de la convergence des croyances vers un certain point : si en tant que client je n’honore pas ma dette, je sais que mon banquier me sanctionnera parce que je sais que c’est ce que sa hiérarchie attend de lui, que je sais que le niveau hiérarchique encore supérieur attend cela… et in fine parce que je sais que d’autre organisations et individus (la justice et les juges, la police) me sanctionneront. On a bien une causalité descendante intersubjective. Par ailleurs, on ne peut expliquer et comprendre le comportement spécifique de l’employé de banque ou du client de la banque si l’on fait abstraction de cette relation avec la banque. La catégorie même d’ "employé de banque" est constituée de certaines normes et règles consubstantielles à ce qu’est une banque. En ce sens, il y a aussi une relation constitutive entre la banque et les parties qui composent celle-ci.

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Is Behavioral Economics Doomed?

C.H.

Dans la lignée de mon billet précédent sur l’article de David Levine concernant la neuroéconomie, on peut trouver sur le site du même David Levine un ouvrage en ligne de l’auteur dont le titre évocateur est Is Behavioral Economics Doomed?. Certains chapitres ne sont pas encore disponibles. Encore une lecture qui s’annonce stimulante. 

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No comment (ou presque)

C.H.

Cela pourrait presque se passer de commentaire. A la question "pensez-vous que l’économie de marché (free-market system) soit le meilleur système économique ?", on obtient les réponses suivantes :

 

L’article de The Economist note que le taux de réponses positives a nettement chuté dans tous le pays par rapport à 2002. Il faut toutefois relativiser les résultats en notant qu’il faudrait savoir exactement ce que l’on met derrière "free-market system". Les économies de marché sont très diversifiées dans le monde et il n’est pas sûr que les représentations soient les mêmes dans tous les pays. Et si l’économie de marché n’est pas le meilleur système, il faudrait savoir quelles sont les alternatives crédibles.

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Neuroéconomie : quelle utilité ?

C.H.

David Levine propose une intéressante réflexion autour de la neuroéconomie et plus largement autour de la pertinence de l’économie comportementale. Il est en fait très peu question de neuroéconomie dans l’article, qui est plus l’occasion pour Levine de revenir sur le débat récurrent entre partisans de l’économie comportementale et défenseurs d’une conception plus standard de l’individu en économie. Il y a beaucoup de points importants abordés dans l’article et je ne peux les discuter tous. Je renvoie à ce billet de Emrah Aydinonat pour une réflexion sur l’analogie avec le fonctionnement d’un ordinateur que Levine fait à la fin de l’article pour indiquer le peu d’utilité, pour les économistes, de savoir comment fonctionne le cerveau humain. Lire la suite

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Les liens du matin (89)

C.H.

* "Studying the socially constituted agent" – UnderstandingSociety

* "Labex, masse critique et autres futilités" – Olivier Bouba-Olga

* "Thinking like economists" – MIT News

* "Spring Cleaning: When To Close The Book On A Book" – Cheap Talk

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Emergence et causalité descendante : au-delà des agent-based models

C.H.

J’ai eu une intéressante discussion avec un de mes co-auteurs/co-blogueurs la semaine dernière au sujet du concept d’émergence en sciences sociales, sujet déjà abordé à plusieurs reprises sur ce blog. Notre discussion a révélé la grande difficulté à cerner ce concept dont la définition s’avère flottante d’une discipline à l’autre, voire d’un auteur à un autre. Nous sommes finalement parvenu à nous comprendre et à nous mettre d’accord (je crois), et j’aimerai reprendre un certain nombre de points abordés au cours de la discussion. Lire la suite

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3 bougies

C.H.

Ce blog fête aujourd’hui ses 3 ans d’existence. Quand je l’ai commencé, je ne pensais franchement pas être en mesure de tenir le cap aussi longtemps. Le rythme des billets a certes un peu baissé depuis un an et demi, mais les idées et l’énergie sont toujours là. Je profite de cette occasion pour remercier les lecteurs du blog à la fois pour leurs commentaires mais aussi pour les occasionnels coups de main que certains m’ont donné concernant mes travaux académiques. Je remercie ceux qui m’ont fait parvenir des ouvrages (j’aime bien les livres), même si je n’ai pas toujours eu la possiblité d’en parler sur le blog. Enfin, je remercie les personnes qui m’ont donné l’opportunité d’écrire pour un public plus large (exercice qui n’est pas toujours évident !).

Il se trouve aussi que le blog approche de la barre des 1000 billets (encore une soixantaine). Je vais réfléchir à un moyen de marquer le coup. Des idées ? 

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