Un billet de Stephen Dubner de Freakonomics sur la vente d’organes qui fait réfléchir. Il existe aujourd’hui un seul pays au monde ayant institué un marché de vente d’organes : l’Iran. Un exemple à suivre ? Pas sur, mais la question mérite d’être étudiée.
Avertissement : Je précise que je suis totalement agnostique sur cette question, par ailleurs très complexe. Je ne pense pas que ce soit aux économistes de trancher le problème. Mais ils apportent un éclairage particulier à un problème réel. Les convictions morales peuvent tout à fait justifier un rejet de la solution “marchande” (avec laquelle je suis moi-même mal à l’aise) mais réfléchir à cette dernière peut avoir un intérêt…
30 avril, 2008 à 7:44 |
Axel Kahn discute ce sujet parmi d’autres dans son dernier livre L’homme, le bien et le mal.
J’ai aussi trouvé intéressante cette présentation de David L. Kaserman (fichier audio ci-dessous). Il souligne un point intéressant : il suffirait que le prélèvement d’organes cadavériques soit plus fréquent pour résorber la file d’attente. Mais il est difficile de faire un “échange” avec un mort… D’où les solutions possibles suivantes :
- inciter financièrement les gens (de leur vivant) ou leur famille (post mortem) à donner leur accord pour un prélèvement (Kaserman préconise la 2ème option, ce qui revient à considérer que les organes du mort appartiennent à sa famille; il évacue un peu vite la 1ère)
- considérer qu’il y a consentement présumé si le donneur ou la famille n’ont pas exprimé leur opposition (loi Cavaillet en France, ce qui revient à considérer que les organes du mort appartiennent à la société)
http://mises.org/MultiMedia/mp3/bb05/Kaserman.mp3
30 avril, 2008 à 8:46 |
Merci pour le lien !
30 avril, 2008 à 8:27 |
Question intéressante et très complexe comme toute question qui touche la morale. Pas sur que les économistes soient les mieux placés en effet. En tout cas le trafic d’organe est une réalité dans de nombreux pays (y compris et – malheureusement – surtout entre vivants !) dans lesquels le marché des organes est un marché pur : nombreux demandeurs, nombreux offreurs potentiels…